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le roman à l'air très intéressant, ça donne envie de lire.http://blue moon.centerblog. net...
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il faut vraiment que je trouve le temps de la faire! http:/ /justarrived.can alblog.com/...
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amour, amour, quand tu nous tiens !!!...
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Par ines, le 09.06.2009

je n'ai lu que « le rêve botticelli » pour le moment (je l'i adoré) mais l'expo lippi vient de me donner envie...
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Par coming+soonn, le 02.06.2009

oui oui culte!!!!!!!...
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Par coming+soonn, le 02.06.2009

que dire de ce film......
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Par coming+soonn, le 02.06.2009

"que je conseille à des personnes relativement initiées" pas moi (en même temps l'expo est finie depuis belle...
(Voir la suite)
Par coming+soonn, le 02.06.2009

j'ai lu aussi (quel commentaire pertinent de ma part!!)...
(Voir la suite)
Par coming+soonn, le 02.06.2009

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EXPOSITIONS

Titien, Tintoret, Véronèse – Rivalités à Venise

Publié le 25/10/2009 à 18:16 par blogart
Titien, Tintoret, Véronèse – Rivalités à Venise
EXPOSITION Titien, Tintoret, Véronèse – Rivalités à Venise
Paris, musée du Louvre du 17 septembre 2009 au 4 janvier 2010

Un an après l’exposition Mantegna critiquée sur Blogart, le Louvre réitère avec une exposition tout aussi éblouissante : Titien, Tintoret, Véronèse – Rivalités à Venise.
Pour bien comprendre cette exposition il nous apparait tout d’abord intéressant d’expliquer le titre de celle-ci : « Rivalités à Venise ». Aujourd’hui devenus des classiques ces trois grands peintres qui appartenaient au siècle d’or vénitien n’ont pas toujours été considérés de la sorte. De leur temps ils étaient des artistes précurseurs dont la peinture alors contemporaine était audacieuse voir choquante pour certains. Les trois peintres, auxquels il est important d’ajouter le non moins génial Bassano (présent dans cette exposition), vont être rivaux à bien des occasions lors de concours organisés à Venise pour remporter des commandes qui les faisaient vivre en accroissant leurs notoriétés.

L’exposition retrace donc ces rivalités durant la seconde moitié du XVIème siècle (plus précisément de 1540 environ à la fin de ce siècle).
Pour retracer ces rivalités, le parcours est structuré en grandes sections abordant chacune un thème. Ainsi, au fur et à mesure de votre visite vous pourrez admirer, le thème de la nature très prisée à cette époque à Venise, mais aussi la section des portraits, des nus, des scènes religieuses…
Pour chaque thème les trois artistes sont alors comparés à travers des œuvres représentatives de la section présentée.

Transversalement à ces thèmes les grands courants de la peinture de la Renaissance sont abordés. Ainsi, l’exposition met en évidence l’influence du maniérisme du centre de l’Italie (notamment Rome avec Michel Ange), mais aussi la rivalité entre peintres et sculpteurs qui amènera nos trois peintres à développer des techniques permettant d’imiter par des effets de perspective les reliefs de la sculpture (travail sur les perspectives, reflets dans des miroirs, de l’eau ou des armures donnant de la profondeur à la peinture...).

Remarquablement mis en valeur, les chefs d’œuvres de cette exposition nous réjouissent durant les deux heures que nécessite la visite.
A conseiller, l’audio guide qui vous est proposé. A moins d’être spécialiste, les explications sont à notre avis nécessaires à une bonne compréhension de l’exposition. Cet audio guide est hélas encore beaucoup trop cher (6€). Le Louvre ferait mieux de s’inspirer du Musée Jacquemart-André qui propose ces guides en téléchargement gratuit sur leur site.


Pour le plaisir en avant première, avant de vous rendre à cette exposition :

Véronèse : Les noces de Cana (Les trois peintres se trouvent au milieu de la toile avec leurs instruments de musique) :



Titien : Le Pape Paul III (1543) :



Véronèse : La tentation de Saint Antoine (1528) :



Tintoret : Autoportrait (1588) :



Titien : La femme aux miroirs (1515) :



Tintoret : Suzanne et les Vieillards (1518-1519) :



Titien : Allégorie conjugale (1530-1535) :



Titien : Clarice Strozzi (1542) :



Titien : Danaé (1553-1554) :



Tintoret : Tarquin et Lucrèce (1580) :



Titien : Le transport du Christ (1520) :



Présentation de l'exposition pour les anglophones :

Vidéo Youtube




Pierre MOLINA


EXPOSITION KANDINSKY

Publié le 07/06/2009 à 19:55 par blogart
EXPOSITION KANDINSKY
EXPOSITION KANDINSKY
Paris, Centre Pompidou - du 8 avril - 10 août 2009

Même Barack Obama est allé à cette exposition ce matin le jour ou je vous écris cet article, ce n’est pas peu dire qu’en même !

Trêve de plaisanterie, voilà une exposition vraiment superbe. Au-delà des œuvres présentées toutes (où la plupart….) plus belles les unes que les autres, c’est aussi le grand nombre de toiles qui étonne.
L’exposition retrace l’ensemble de l’œuvre de Kandinski. Des peintures abstraites de jeunesse, aux œuvres souvent plus connues où la géométrie devient centrale dans la démarche du peintre.
Comme toujours chez Kandinsky ce qui frappe ce sont les incroyables jeux de couleurs mais aussi les équilibres subtiles des compositions. Cet équilibre repose sur un génial arbitrage entre la fantaisie poétique et la surprenante rigueur de construction des peintures. L’équilibre dans le « chaos » poétique !

Un audioguide est proposé.

Génial, superbe, faites comme Obama, allez-y !

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le centre Pompidou, profitez-en pour admirer probablement le plus beau panorama de Paris.

Parallèlement à l’exposition Kandinsky vous avez (pour le même prix) la possibilité de visiter l’exposition Alexander Calder jusqu’au 20 juillet 2009.

Vidéo Youtube



Pour le plaisir :








Vassily-Kandinsky :





Repère : (source wikipédia) :

Considéré comme l’un des artistes les plus importants du XXe siècle aux côtés notamment de Picasso et de Matisse, il est le fondateur de l'art abstrait : il est généralement considéré comme étant l’auteur de la première œuvre non figurative de l’histoire de l’art moderne, une aquarelle de 1910 qui sera dite "abstraite". […]

Kandinsky est né à Moscou mais il passe son enfance à Odessa. Il s'inscrit à l’Université de Moscou et choisit le droit et l’économie. Il décide de commencer des études de peinture […] à l’âge de 30 ans.

En 1896 il s’installe à Munich où il étudie à l’Académie des Beaux-Arts. Il retourne à Moscou en 1918 après la révolution russe. En conflit avec les théories officielles de l’art, il retourne en Allemagne en 1921. Il y enseigne au Bauhaus à partir de 1922 jusqu’à sa fermeture par les nazis en 1933. Il émigre alors en France et y vit le reste de sa vie, acquérant la nationalité française en 1939. Il s'éteint à Neuilly-sur-Seine en 1944, laissant derrière lui une œuvre abondante.

Pour aller plus loin :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wassily_Kandinsky#cite_note-10


Et vous, qu’en pensez-vous ? Votre avis nous intéresse.
Selon leurs pertinences, vos commentaires sont susceptibles d’être publiés à la suite de cet article (nous nous réservons le droit de les publier ou pas).


Pierre MOLINA


EXPOSITION Les primitifs italiens

Publié le 01/05/2009 à 12:00 par blogart
EXPOSITION Les primitifs italiens
EXPOSITION Les primitifs italiens
« De Sienne à Florence »
Paris, musée Jacquemart-André du 11mars au 21 juin 2009

Alors que l’exposition Lippi (critiquée sur Blogart) a lieu après l’exposition Mantegna du Louvre en 2008 (critiquée de même dans ce blog), l’exposition « Les primitifs italiens, de Sienne à Florence » se déroule en ce moment au musée Jacquemart-André. L’Italie est donc à l’honneur.

Cette superbe exposition présente la collection du musée d’Altenbourg et nous permet de découvrir les premiers pas de la transition entre la peinture médiévale et celle de la renaissance (voir notre article traitant de ce sujet : exposition Filippo et Filippino LIPPI – en fin d’article).

La collection de Nélie Jacquemart est exceptionnelle et regroupe déjà des œuvres signées des grands maitres de la renaissance Italienne (Uccello, Botticelli, Mantegna ou Bellini…). Il semblait donc normal de présenter cette exposition dans ce haut lieu de l’art.

L’époque que nous visitons ici est l’Italie du XIVème siècle. Epoque où la sobriété rime avec raffinement des détails et chatoiement des couleurs, où puissance mystique rime avec expressivité des personnages.

L’exposition se déroule chronologiquement et présente les deux écoles : Sienne et Florence.

Nous commençons fin XIIIème siècle par Guido Da Siena et allons jusqu’à la fin du XVème siècle avec Neri Di Bicci, en passant par le plus connu Fra Angelico

Pour vous situer (si besoin est…)


L’école de Sienne :

Au XIIIème siècle, Sienne subit l’influence Byzantine. Guido Da Siena, considéré comme le fondateur de l’école de Sienne en est le meilleur représentant.

« Adoration des Mages » 1270-1280


Début XIVème, Sienne se met à l’heure Gothique représentée ici par Lippo Memmi

« Vierge à l’enfant »


Le « Christ de pitié » est un chef d’œuvre de la peinture Siennoise de cette période (Trecento) peint par Pietro Lorenzetti

« Christ de pitié » 1340-1345
(Notons ici, pour les amateurs, l’influence de Giotto).


Provenant de France, le développement du « Gothique International » est notamment représenté dans cette exposition par : Giovanni Di Paolo

« Crucifixion »


Peu après, Pietro Di Diovanni D’Ambrogio allie élégance, couleur et esthétisme en peignant « L’entrée du Christ dans Jérusalem » 1435-1440




Lors de votre visite, toujours de Pietro Di Diovanni D’Ambrogio, arrêtez-vous un instant et observez le visage de Saint Augustin, son regard (1435) (photo hélas introuvable sur Internet – Présente dans le catalogue de l’exposition)

L’école de Florence :

Commençons par l’un des plus anciens représentants qui s’inscrit dans la mouvance de Giotto : Bernardo Daddi :

« Crucifixion » 1345-1348


De même qu’à Sienne, Florence connait aussi sa période « Gothique International » représenté notamment par Lorenzo Monaco :

« La fuite en Egypte » 1405-1410


Mais Florence c’est surtout Fra Angelico et la poésie de sa peinture, sa perception de l’espace sa poésie des couleurs…

« La preuve par le feu » 1429


L’exposition se termine par une œuvre de Filippo Lippi qui marque la fin des primitifs et le début de la renaissance italienne

« Saint Jérôme pénitent et un jeune frère Carme » 1435-1436.


Quelle superbe exposition hélas trop courte (seulement quelques œuvres sont présentées) mais quelles œuvres !

Un audio guide gratuit est téléchargeable sur le site de l’exposition. Nous vous le recommandons, il vous guidera utilement dans l’explication des œuvres présentées

Accès direct pour le téléchargement de l’audioguide :
http://www.culturespaces-minisite.com/primitifsitaliens/

Alors évidemment, pour ceux qui n’ont pas encore vu l’exposition Lippi et qui souhaitent visiter de même « les primitifs italiens », peut-être vaut-il mieux commencer par cette dernière (chronologie oblige, quoi que… !).


Excellente visite !

Voir aussi sur ce blog :

EXPOSITION Filippo et Filippino LIPPI
« La renaissance à Prato »
Paris, musée du Luxembourg de 25 mars au 2 août 2009

http://blogart.centerblog.net/6555667-EXPOSITION-Filippo-et-Filippino-LIPPI-


EXPOSITION Andrea MANTEGNA
Paris, Musée du Louvre, du 5 sept 2008 au 5 janvier 2009

http://blogart.centerblog.net/6555660-EXPOSITION-Andrea-MANTEGNA


Site du musée Jacquemart André :
http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/jacquemart/

Présentation vidéo musée Jacquemart André :
http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/jacquemart/775-videos/16-bande_annonce_visioscene_musee_jacquemart_andre/

Et vous, qu’en pensez-vous ? Votre avis nous intéresse.
Selon leurs pertinences, vos commentaires sont susceptibles d’être publiés à la suite de cet article (nous nous réservons le droit de les publier ou pas)

Pierre MOLINA


EXPOSITION Filippo et Filippino LIPPI

Publié le 01/04/2009 à 12:00 par blogart
EXPOSITION Filippo et Filippino LIPPI
EXPOSITION Filippo et Filippino LIPPI
« La renaissance à Prato »
Paris, musée du Luxembourg de 25 mars au 2 août 2009

L’exposition Lippi a lieu après l’exposition Mantegna du Louvre en 2008 (critiquée dans ce blog) et en même temps que l’exposition « Les primitifs italiens, de Sienne à Florence » qui se déroule en ce moment au musée Jacquemart-André (exposition que nous critiquerons prochainement sur Blogart).

La vie du peintre Filippo Lippi est, pour un moine des plus originales. En 1456 il est nommé chapelain du couvent de Sainte-Marguerite à Prato (petite ville prêt de Florence berceau de la renaissance) où il rencontre puis séduit Lucrezia Buti une religieuse qu'il met enceinte. En 1457 naît un fils Filippino Lippi qui deviendra le peintre que l’on connait.
La justice florentine compte bien le condamner pour avoir corrompu une nonne, mais Cosme de Médicis, son principal mécène, demandera au pape Pie II, ami de Cosme, de le gracier. Ce qu’il fera. Filippo Lippi épouse Lucrezia quelques semaines plus tard, nous sommes alors en 1458, Lippi a 52 ans.

Filippo Lippi eut plusieurs maîtres dont le principal fût Fra Angelico. Tout comme Mantegna, Lippi rompt progressivement avec le style gothique en apportant dans son art les premières perspectives, la souplesse des drapés influencée par Donatello, l’expressivité des visages et les scènes en mouvement.


Donatello - La vierge à l'enfant :
Admirez la souplesse des drapés, l’expression des visages ainsi que le travail des perspectives très en avance sur son temps.



Filippo Lippi : La Vierge à la ceinture 1456-1465 :



Cette rupture avec le gothique est visible dans son œuvre « La Vierge à la ceinture ».
Remarquez le style encore médiéval du dossier sur lequel la vierge est adossée « s’opposant » à la souplesse des drapés et comparez ces derniers à « La Vierge à l’enfant » de Donatello.
Notez enfin l’expression des visages extrêmement novatrice pour l’époque. Chaque visage exprime une attitude particulière. Le visage de Lucrezia se retrouve dans, parait-il, celui de Sainte Marguerite à gauche. L’enfant en bas à droite serait son fils Filippino.
La pratique de la représentation de personnages connus dans les tableaux religieux, marque une avancée sensible dans l’art pictural.
Il faudra attendre encore un siècle pour voir Le Caravage représenter des scènes religieuses mettant en scène des personnages civils et non plus des saints.

Autre rupture remarquable très bien illustrée dans cette exposition : l’apparition de la perspective et le travail des représentations sur plusieurs plans. Ici aussi, Lippi est influencé par Donatello (remarquez dans « La vierge à l'enfant » de Donatello l’exécution des bas reliefs sur plusieurs plans ainsi que la perspective engendrée par la présence des deux colonnes).

Prenons de même pour exemple « La vierge à l’enfant emmailloté » de Filippo Lippi :

Vierge à l’enfant emmailloté :



Remarquez la perspective provoquée par la niche architecturale qui souligne la profondeur de la toile. Cette exécution est pour l’époque très novatrice.
Notons enfin l’expression du visage de la Vierge qui n’est pas sans rappeler les futurs visages de Botticelli formé dans l’atelier de Lippi avec son fils Filippino.

Comparez le tableau de Botticelli ci-dessous avec l’expression de la Vierge à l’enfant emmailloté de Filippo Lippi :

Sandro Botticelli - Venus et les trois grâces - Détail :



Le fils de Filippo, Filippino, ami intime de Botticelli, ira plus loin encore que son père dans l’expression des personnages. Avec Filippino on entre de plein pied dans la renaissance annonciatrice des génies tels que Léonard de Vinci.

Filippino Lippi - La mise au tombeau :



Remarquez ici l’expression de tristesse des visages qui s’oppose aux visages peu expressifs des saints de l’âge gothique.

Pour le plaisir :

Filippo Lippi- Fra Diamante : La nativité avec saint Georges et saint Vincent Ferrer



La présentation au temple - Filippo Lippi



Filippo Lippi - Annonciation avec saint Julien hospitalier :



Filippo Lippi (auto portrait) :



Filippino Lippi (Portrait supposé de) :


Notons enfin qu’un audio guide assez bien fait est proposé à l’entrée de l’exposition. Celui-ci vous sera utile pour comprendre les subtilités des œuvres présentées.

Nous pouvons regretter que cette exposition ne présente que relativement peu d’œuvres de Filippo Lippi et encore moins de Filippino. Il est vrai qu’une grande quantité de ces œuvres sont des fresques et ne sont donc visibles que sur place.

Alors pourquoi pas un petit voyage à Prato !


Une bien belle exposition.
Bonne visite !

Lecture :
Nous vous recommandons la trilogie de Sophie Chauveau sur les vies de Lippi, Botticelli et Vinci critiquée dans notre blog : http://blogart.centerblog.net/3622344-L-OBSESSION-VINCI-

Au sujet du Caravage dont nous avons parlé:
Biographie sur Blogart :http://blogart.centerblog.net/4874728-LE-CARAVAGE
Dominique Fernandez « La course à l’abîme » qui retrace la vie et l’œuvre du peintre.

A lire aussi :
« La vie ardente de Michel-Ange » – Irving STONE – Plon, 1960.
« Au temps où la Joconde parlait » - Jean DIWO – J’ai lu 3443, 1992.
Sur Blogart : Ross King - Michel-Ange et la chapelle du pape: http://blogart.centerblog.net/3462856-MICHEL-ANGE-ET-LA-CHAPELLE-DU-PAPE

En images :

Expo/Paris : Filippo Lippi, La Renaissance à Prato :

Vidéo Youtube



Vierge de la Ceinture :

Vidéo Youtube



Annonciation avec Saint Julien :

Vidéo Youtube



Exposition Lippi : à Florence :

Vidéo Youtube



Et vous, qu’en pensez-vous ? Votre avis nous intéresse.
Selon leurs pertinences, vos commentaires sont susceptibles d’être publiés à la suite de cet article (nous nous réservons le droit de les publier ou pas)

Pierre MOLINA

EXPOSITION Andrea MANTEGNA

Publié le 21/12/2008 à 12:00 par blogart
EXPOSITION Andrea MANTEGNA
EXPOSITION Andrea MANTEGNA
Paris, Musée du Louvre, du 5 sept 2008 au 5 janvier 2009

Pour bien comprendre l’exposition :
Andrea Mantegna naît à Isola di Carturo, près de Vicence en République de Venise.
À l'âge de dix ans, il entre comme apprenti et est adopté en 1442 par Francesco Squarcione. Il quittera son maître à 17 ans pour se rendre à Padoue où il sera influencé par Paolo Ucello, Fra Filippo Lippi ou Donatello.
En 1453, il épouse Nicolosia la fille du peintre Jacopo Bellini. Ce dernier va alors fortement influencer le style de Mantegna.
Le peintre quitte de bonne heure Padoue pour passer le reste de sa vie à Vérone puis à Mantoue et enfin à Rome.
A Mantoue, il entre alors au service de Louis III Gonzague, marquis de Mantoue. En 1460, est-il nommé artiste de cour.
En 1488, Mantegna est appelé par le pape Innocent VIII pour décorer de fresques le belvédère d’une chapelle au Vatican, puis il retourne à Mantoue en 1490, où il se lie étroitement avec la marquise Isabelle d'Este pour qui il réalisera de nombreux chefs d’œuvre pour la décoration de son appartement.
Il meurt à Mantoue, le 13 septembre 1506

Andrea Mantegna est un incontournable de la renaissance italienne et plus exactement du quattrocento.

Andrea Mantegna, Prière du Christ au Jardin des Oliviers :


Il rompt définitivement avec le style gothique en plein milieu du XVe siècle.
L’influence de l’antiquité Grec est centrale dans son œuvre. Les sculptures de Donatello marqueront sa manière de peindre notamment l’art du drapé.

L’exposition :
L’exposition retrace chronologiquement l’œuvre de Mantegna. Le choix des œuvres permet de percevoir l’influence de son beau père Bellini sur son art.

Giovanni Bellini, Pietà :


La distinction entre les deux peintres reste toutefois souvent évidente : Mantegna représente ces personnages d’une manière plus sévère, Bellini quant à lui est toujours plus doux et préfère des visages moins angoissants.
Mantegna nous propose une approche plus cruelle de la souffrance du Christ ou des martyres (notamment Saint Sébastien), Bellini met en scène des souffrances davantage marquées par la tristesse.

Andrea MANTEGNA :




Andrea MANTEGNA, Le martyre de Saint Sébastien :



Certaines toiles de Mantegna nous montrent enfin l’influence de la renaissance flamande sur l’artiste à travers l’ajout de détails typiques à la peinture du nord (scènes de personnages, petits lapins animant la toile, objets divers…).

Andrea MANTEGNA, Crucifixion, (Retable de Saint-Zeno):


Les roses de Mantagna, les bleus de Bellini nous laissent pantois. Les deux peintres nous en mettent plein les yeux.

Les chefs d’œuvre viennent du monde entier.
Du sublime, rien que du sublime.

Dépêchez-vous plus que quelques jours, d’autant plus que la dernière exposition de Mantegna date de 2006 en Italie pour fêter le cinq-centième anniversaire de sa mort.

A recommander, l’audioguide très bien fait qui relate l’histoire d’une trentaine d’œuvres exposées. Hélas, le prix de la location de ces appareils reste rédhibitoire (6 €). Il est dommage que pour une telle exposition, le Louvre ne soit pas capable de mettre en ligne un fichier MP3 gratuit de cette exposition comme le fait l’excellent musée Jacquemart André pour l’exposition Antoon Van DICK (Paris, Musée Jacquemart-André, du 8 octobre 2008 au 25 janvier 2009) : http://blogart.centerblog.net/6229778-EXPOSITION-ANTOON-VAN-DYCK

Site de l'exposition :
http://mini-site.louvre.fr/mantegna/acc/xmlfr/

Pierre MOLINA

EXPOSITION PICASSO ET LES MAITRES

Publié le 05/11/2008 à 12:00 par blogart
EXPOSITION PICASSO ET LES MAITRES
EXPOSITION PICASSO ET LES MAITRES
Paris, Galeries nationales du Grand Palais du 8.10.08 au 2.02.09

Une exposition assurément majeure si l’on considère l’exceptionnelle envergure de l’évènement (plus de 200 toiles réunies par la Réunion des musées nationaux).

Picasso nous montre sa nourriture spirituelle. On ne parle pas ici d’influence mais de nourriture, de cannibalisme pictural. Picasso revisite les chefs d’œuvres des grands maitres Espagnols, Français, Italiens et Allemands.
Excusez du peu, vous pourrez approcher, pardon d’avance pour ceux qui manquent : Velasquez, Rembrandt, Degas, Greco, Goya, Zurbarán, Ribera, Melendez, Poussin, Le Nain, Dubois, Chardin, David, Ingres, Delacroix, Manet, Courbet, Lautrec, Cézanne, Renoir, Gauguin, Douanier Rousseau, Titien, Cranach, Rembrandt et Van Gogh et Picasso évidemment.

Face à l’originalité de cette exposition on peut être dérouté car les styles des toiles étant très différents, la comparaison est toujours séduisante entre Picasso et les maitres. Attention ! C’est le piège à éviter pour profiter au maximum de cet évènement !
Comparer un Picasso à un Rembrandt induit la notion d’influence du second sur le premier, là n’est pas le sujet. Dans cette exposition, Picasso n’est pas influencé, il se nourrit des thèmes picturaux des classiques pour les revisiter, les transformer les adapter à son approche esthétique.

Les Ménines - Velasquez :

Les Ménines - Picasso :


Alors toute comparaison mène à une erreur de jugement. Ridicule de comparer la Baigneuse de Rembrandt avec la Pisseuse de Picasso. Impossible de parler d’influence des Ménines de Velasquez, parlons plutôt de déconstruction, de recherche picturale.

J’ai croisé deux personnes qui ont vu cette exposition, toutes deux m’ont déclaré avoir préféré Le Greco à Picasso. La démarche est facile mais fatale pour cette exposition. Doit-on en déduire que cette magnifique exposition nécessite un réel bagage culturel pour ne pas tomber dans le piège de la comparaison, c’est bien possible. A vous de voir…


Alors, maintenant que vous êtes prévenus, bonne exposition !

Site de l'exposition :
http://www.rmn.fr/Picasso-et-les-maitres

A noter la possibilité de télécharger un audioguide sur le site de l'exposition (3 €). Il n'est hélas pas bien conçu car il n'existe aucun repère des toiles expliquées.

Téléchargement : http://www.bapartners.net/espro/grand_palais/Default.aspx

Cette exposition regroupe quelque 210 œuvres rassemblées pour l'occasion, issues des collections les plus prestigieuses, publiques et privées, nationales et internationales. Elle est organisée par la Réunion des musées nationaux, le musée national Picasso, le musée du Louvre et le musée d'Orsay. Simultanément, deux ensembles thématiques d'œuvres de Picasso sont regroupés au musée du Louvre, autour des Femmes d'Alger de Delacroix, et au musée d'Orsay, autour du Déjeuner sur l'herbe de Manet.


Pierre MOLINA

EXPOSITION ANTOON VAN DYCK

Publié le 26/10/2008 à 12:00 par blogart
EXPOSITION ANTOON VAN DYCK
EXPOSITION Antoon Van DICK
Paris, Musée Jacquemart-André, du 8 octobre 2008 au 25 janvier 2009

Le contexte :
On connait bien Pierre Paul Rubens notamment pour ses vingt-quatre superbes épisodes peints entre 1622 et 1625, à la gloire de Marie de Médicis, qui ornèrent le Palais du Luxembourg.
On connait moins Antoon Van Dick ou plutôt Sir Anthony Van Dyck puisqu’il fut fait chevalier en 1632 par le Roi Charles 1ier d’Angleterre.
Premier assistant de Rubens de 1610 à 1614, il tente sans succès de débuter sa carrière en Angleterre puis part pour l’Italie où il puisera son inspiration de portraitiste chez Titien et Véronèse. En 1627 il retourne à Anvers et amorce une période prolifique durant laquelle il réalise de nombreux chefs d’œuvre. Sa réputation de portraitiste est telle que Charles 1ier le demande à Londres où il rencontrera un rapide et vif succès. Il exécutera alors de nombreux portraits pour la cour dont ceux du roi Charles et d’Henriette d'Angleterre.

Autoportrait :


Cette exposition, la première en France de Van Dick pour ses peintures (le musée du Louvre ayant organisé une exposition de ses dessins l’année dernière), retrace des Flandres à l’Angleterre les différentes périodes de la vie de l’artiste, à travers l’art du portrait, art qu’il exercera tout au long de son existence avec génie.

Alors que dire de cette exposition. Pour ma part un pur moment de bonheur. L’art du portrait peut sembler austère pour certains. Peut-être est-ce parfois vrai, mais pas chez Van Dyck, ou les attitudes sont souvent humaines et sensibles et non pas raides et sévères comme le veulent fréquemment les tableaux de l’époque. Van Dick brise les conventions hiérarchiques en mettant en valeur la femme au détriment du mari souvent mis en retrait dans les portraits de famille. Van Dick souligne la psychologie des personnages en peignant des visages aux traits et aux regards étonnants d’expressivité.

Charles Ier, roi d’Angleterre :


Si l’on fait abstraction de la foule toujours trop nombreuse dans ce genre d’exposition, malgré la dimension des œuvres, la mise en valeur des toiles reste bonne et le recul toujours suffisant (nous y sommes allés un jeudi matin mais que dire d’un samedi après midi…).

Maria de Tassis (1611-1638)


A souligner absolument : le téléchargement gratuit d’un audioguide sur le site de l’exposition. Après le téléchargement, il ne vous reste qu’à mettre le fichier sur votre baladeur MP3, et en avant la visite !
Cette solution est à recommander car les explications sont, me semble t-il, nécessaires pour une bonne compréhension des portraits. L’audioguide vous mènera naturellement de toile en toile, un vrai bonheur gratuit, ce qui n’enlève rien.

Enfin, pour ceux qui ne connaissent pas encore le musée Jacquemart-André, profitez de cet évènement pour visiter l’exposition permanente, l’une des plus belles en France, sans parler de l’extraordinaire hôtel qui abrite les collections.
A noter notamment pour les amateurs au rez-de-chaussée deux Canaletto et au premier étage les Primitifs Italiens.

Cette exposition est donc assurément un moyen de passer une journée formidable. A souligner, pour faire une pose entre l’exposition Van Dick et la visite des collections, un restaurant très agréable au sein du musée.

Alors bonne expo et peut-être bon appétit !

Site de l’exposition :
http://www.culturespaces-minisite.com/vandyck/

Télécharger l’audioguide :
http://www.culturespaces-minisite.com/vandyck/audioguide.html

Photothèque :
http://www.culturespaces-minisite.com/vandyck/04photovideo/index.html

Très beau catalogue de l’exposition : 39 € sur place au musée alors qu’il coût 55 € en ligne étonnant non !

Achat en ligne :
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/merle-du-bourg-alexis/antoon-van-dyck-portraits,18538359.aspx


Pierre MOLINA

LE MYSTERE DE LAPEROUSE

Publié le 10/06/2008 à 12:00 par blogart
LE MYSTERE DE LAPEROUSE
Musée National de la Marine - Paris
Du mercredi 19 mars 2008 - lundi 20 octobre 2008

Une superbe exposition.
D’abord le sujet, très original. L’histoire du commandant Lapérouse qui fut envoyé par Louis XVI, un peu avant la révolution française, faire un tour du monde scientifique, un grand voyage de découvertes.



Le 1ier août 1785, la Boussole et l’Astrolabe quittent la rade de Brest pour un voyage de 4 ans dans l’océan Pacifique.
Le navire la Boussole est commandé par Jean-François de Galoup de Lapérouse, l’astrolabe par Paul-Antoine Fleuriot de Langle. Il s’agit de poursuivre l’œuvre du navigateur anglais Cook qui parcourut l’océan Pacifique et qui mourut massacré par des indigènes. Suite au voyage de Cook, des régions restent inexplorées et à cartographier précisément.
Les deux navires partent chargés de vivres, d’instruments scientifiques, et d’imminents savants de l’époque, physiciens, naturalistes, linguistes et bien d’autres encore.
Le voyage de Lapérouse finira dramatiquement par un naufrage sur l’ile de Vanikoro au large de l’Australie en plein Pacifique sud.
C’est ce voyage que nous retrace l’exposition à travers de nombreux objets remontés des champs de fouilles archéologiques sous-marin (nous savons aujourd’hui où ont coulé les deux navires) et de documents laissés par Lapérouse lui-même, celui-ci ayant pris la précaution de faire rapporter tout au long de son voyage des manuscrits aujourd’hui inestimables décrivant la vie parfois très dure à bord des 220 marins ainsi que leurs découvertes scientifiques au fil de leurs expéditions.

Tout au long de l’exposition, ce merveilleux voyage est remarquablement mis en scène. A noter que des audioguides sont distribués gratuitement à l’entrée de l’exposition. Servez-vous en et laissez-vous guider.
Une exposition pour les parents et les enfants en mal d’aventure.
Les marins du Vendée Globe n’ont qu’à bien se tenir !



Site Opération Lapérouse 2008 :

http://www.operationlaperouse2008.fr/

Simulation du naufrage :

http://www.operationlaperouse2008.fr/Videos/Le_naufrage.htm


Pierre MOLINA

EXPOSITION BABYLONE

Publié le 04/06/2008 à 12:00 par blogart
EXPOSITION BABYLONE
EXPOSITION BABYLONE
Paris, Musée du Louvre – du 14 mars au 2 juin 2008

Certains penseront que le sujet peut être complexe s’il est traité de manière trop abstraite en accumulant trop de pièces archéologiques sans grande cohérence apparente.
C’est tout le contraire de cette exposition. La qualité et l’intérêt des objets présentés l’emportent sur la profusion inutile de tablettes de textes cunéiformes et de statuettes répétitives pour les relatifs béociens que nous sommes souvent dans ce domaine.
Cette exposition relate l’essentiel de ce que nous devons savoir pour aborder la Mésopotamie au temps de Babylone.
Des pièces fondamentales telles que la stèle du code de Hammurabi sont présentées. Celle-ci constitue le recueil de lois le plus complet du Proche-Orient ancien et la première attestation de la loi du talion développée plus tard dans les livres bibliques.
De même, une tablette constituée de textes écrits en cunéiforme et datant du VII siècle avant J.C relate le déluge. L’incroyable proximité du récit avec celui de la bible nous renvoie en ligne directe vers les origines des religions monothéistes.

Pour les amateurs, une remarquable exposition.

Pierre MOLINA

MARIE-ANTOINETTE

Publié le 30/03/2008 à 12:00 par blogart
MARIE-ANTOINETTE
EXPOSITION MARIE-ANTOINETTE
Paris, Grand Palais, du 15 mars au 30 juin 2008

Ne nous y trompons pas, Marie-Antoinette est à la mode, la profusion d’essais ou de romans historiques à son sujet mais aussi le succès et la controverse du film de Sofia Coppola nous le démontre. Enfin, l’exposition du Grand Palais et la longueur de la file d’attente pour venir la visiter le prouvent une fois encore.
Ainsi, Marie-Antoinette est devenue une légende. Devenue reine très jeune, menant une vie qui aujourd’hui pourrait être qualifiée de « people » et mourant de façon tragique, la recette du personnage mythique était complète. Si l’on osait, toute proportion gardée, l’analogie avec d’autres personnages plus récents tels que Lady Di pourrait être faite.
Marie-Antoinette n’est pas une créatrice ni une artiste ou quelqu’un d’exceptionnel. Elle ne donnera pas naissance à un style comme la Pompadour ou Louis XIV, elle a du goût, assurément, mais seule sa personnalité et ce qu’il advint de sa vie engendreront le mythe. Peut-on parler de fashion victim… ? Peut-être, pourquoi pas !
Comme pour tout personnage devenu légende, il est difficile pour les non initiés de faire la part entre ce qui tient de la légende et de la réalité historique. L’exposition du Grand Palais tente de le faire et retrace le parcours de la reine de sa jeunesse à Schönbrunn jusqu’à son exécution.
Marie-Antoinette est alors montrée « de l’intérieur ». Un physique ingrat (souvent arrangé dans les portraits), ayant des goûts affirmés et très différents de ceux en vogue à Versailles. L’exposition fait ressortir la lente et inconsciente marginalisation du personnage, son éloignement progressif et fatal du peuple français, son passage en quelques années du statut de reine de France à celui « d’autrichienne ».
Les tentatives de revenir vers un peuple qui ne la comprend plus est mis en évidence à travers la peinture officielle de l’époque. Mais rien n’y fait, l’engrenage est lancé avec la fin inéluctable et tragique que l’on connait.
L’exposition se termine sur un dessin du peintre David réalisé spontanément alors que la reine passait sur la charrette pour se rendre à l’échafaud.
Une exposition remarquable et émouvante, parfaitement mise en scène, que je conseille à des personnes relativement initiées ou à visiter avec une conférencière.


http://www.grandpalais.fr/programme2.html


Pierre MOLINA


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