EXPOSITIONS
Posté le 10.06.2008 par blogart
Musée National de la Marine - Paris
Du mercredi 19 mars 2008 - lundi 20 octobre 2008
Une superbe exposition.
D’abord le sujet, très original. L’histoire du commandant Lapérouse qui fut envoyé par Louis XVI, un peu avant la révolution française, faire un tour du monde scientifique, un grand voyage de découvertes.
Le 1ier août 1785, la Boussole et l’Astrolabe quittent la rade de Brest pour un voyage de 4 ans dans l’océan Pacifique.
Le navire la Boussole est commandé par Jean-François de Galoup de Lapérouse, l’astrolabe par Paul-Antoine Fleuriot de Langle. Il s’agit de poursuivre l’œuvre du navigateur anglais Cook qui parcourut l’océan Pacifique et qui mourut massacré par des indigènes. Suite au voyage de Cook, des régions restent inexplorées et à cartographier précisément.
Les deux navires partent chargés de vivres, d’instruments scientifiques, et d’imminents savants de l’époque, physiciens, naturalistes, linguistes et bien d’autres encore.
Le voyage de Lapérouse finira dramatiquement par un naufrage sur l’ile de Vanikoro au large de l’Australie en plein Pacifique sud.
C’est ce voyage que nous retrace l’exposition à travers de nombreux objets remontés des champs de fouilles archéologiques sous-marin (nous savons aujourd’hui où ont coulé les deux navires) et de documents laissés par Lapérouse lui-même, celui-ci ayant pris la précaution de faire rapporter tout au long de son voyage des manuscrits aujourd’hui inestimables décrivant la vie parfois très dure à bord des 220 marins ainsi que leurs découvertes scientifiques au fil de leurs expéditions.
Tout au long de l’exposition, ce merveilleux voyage est remarquablement mis en scène. A noter que des audioguides sont distribués gratuitement à l’entrée de l’exposition. Servez-vous en et laissez-vous guider.
Une exposition pour les parents et les enfants en mal d’aventure.
Les marins du Vendée Globe n’ont qu’à bien se tenir !
Pierre MOLINA
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Posté le 04.06.2008 par blogart
EXPOSITION BABYLONE
Paris, Musée du Louvre – du 14 mars au 2 juin 2008
Certains penseront que le sujet peut être complexe s’il est traité de manière trop abstraite en accumulant trop de pièces archéologiques sans grande cohérence apparente.
C’est tout le contraire de cette exposition. La qualité et l’intérêt des objets présentés l’emportent sur la profusion inutile de tablettes de textes cunéiformes et de statuettes répétitives pour les relatifs boéciens que nous sommes souvent dans ce domaine.
Cette exposition relate l’essentiel de ce que nous devons savoir pour aborder la Mésopotamie au temps de Babylone.
Des pièces fondamentales telles que la stèle du code de Hammurabi sont présentées. Celle-ci constitue le recueil de lois le plus complet du Proche-Orient ancien et la première attestation de la loi du talion développée plus tard dans les livres bibliques.
De même, une tablette constituée de textes écrits en cunéiforme et datant du VII siècle avant J.C relate le déluge. L’incroyable proximité du récit avec celui de la bible nous renvoie en ligne directe vers les origines des religions monothéistes.
Pour les amateurs, une remarquable exposition.
Pierre MOLINA
Posté le 30.03.2008 par blogart
EXPOSITION MARIE-ANTOINETTE
Paris, Grand Palais, du 15 mars au 30 juin 2008
Ne nous y trompons pas, Marie-Antoinette est à la mode, la profusion d’essais ou de romans historiques à son sujet mais aussi le succès et la controverse du film de Sofia Coppola nous le démontre. Enfin, l’exposition du Grand Palais et la longueur de la file d’attente pour venir la visiter le prouvent une fois encore.
Ainsi, Marie-Antoinette est devenue une légende. Devenue reine très jeune, menant une vie qui aujourd’hui pourrait être qualifiée de « people » et mourant de façon tragique, la recette du personnage mythique était complète. Si l’on osait, toute proportion gardée, l’analogie avec d’autres personnages plus récents tels que Lady Di pourrait être faite.
Marie-Antoinette n’est pas une créatrice ni une artiste ou quelqu’un d’exceptionnel. Elle ne donnera pas naissance à un style comme la Pompadour ou Louis XIV, elle a du goût, assurément, mais seule sa personnalité et ce qu’il advint de sa vie engendreront le mythe. Peut-on parler de fashion victim… ? Peut-être, pourquoi pas !
Comme pour tout personnage devenu légende, il est difficile pour les non initiés de faire la part entre ce qui tient de la légende et de la réalité historique. L’exposition du Grand Palais tente de le faire et retrace le parcours de la reine de sa jeunesse à Schönbrunn jusqu’à son exécution.
Marie-Antoinette est alors montrée « de l’intérieur ». Un physique ingrat (souvent arrangé dans les portraits), ayant des goûts affirmés et très différents de ceux en vogue à Versailles. L’exposition fait ressortir la lente et inconsciente marginalisation du personnage, son éloignement progressif et fatal du peuple français, son passage en quelques années du statut de reine de France à celui « d’autrichienne ».
Les tentatives de revenir vers un peuple qui ne la comprend plus est mis en évidence à travers la peinture officielle de l’époque. Mais rien n’y fait, l’engrenage est lancé avec la fin inéluctable et tragique que l’on connait.
L’exposition se termine sur un dessin du peintre David réalisé spontanément alors que la reine passait sur la charrette pour se rendre à l’échafaud.
Une exposition remarquable et émouvante, parfaitement mise en scène, que je conseille à des personnes relativement initiées ou à visiter avec une conférencière.
http://www.grandpalais.fr/programme2.html
Pierre MOLINA
Posté le 25.11.2007 par blogart
EXPOSITION SOUTINE
Pinacothèque de Paris, du 10 octobre 2007 au 3 mars 2008
Après la remarquable exposition Roy Lichtenstein (de juin à septembre dernier), la Pinacothèque de Paris (place de la Madeleine pour ceux qui l’ignorent) nous propose du 10 octobre 2007 au 3 mars 2008 une rétrospective Chaïm Soutine.
Profitez-en, la dernière exposition Soutine de cette envergure à Paris date d’il y a 34 ans (Pour les initiés rappelons-nous aussi la très belle exposition SOUTINE qui eu lieu à Chartres en 1989).
Un seul regret (mais il faut le souligner car ce n’est pas un détail) la mauvaise orientation des œuvres (parfois), qui, par un éclairage mal étudié, provoque des reflets préjudiciables à la contemplation de certaines toiles.
Une exposition exceptionnelle quant au nombre de toiles exposées.
Pierre MOLINA