CRITIQUES CINEMA
Publié le 28/07/2009 à 18:10 par blogart
WHATEVER WORKS
Date de sortie : 01 Juillet 2009
Réalisé par Woody Allen
Avec : Larry David, Evan Rachel Wood, Ed Begley Jr.
Film américain.
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h 32min.
Année de production : 2009
Distribué par Mars Distribution
Un grand cru. Whatever Works est un Woody Allen d’Origine Contrôlé, (un www.aoc).
Ce film se caractérise en premier lieu par un remarquable scénario. Woody Allen décrit son univers, New York et sa société intellectuelle notamment…
Le personnage principal, mathématicien qui a raté le prix Nobel, perclus de complexes et de phobies, suicidaire et misanthrope, est sous bien des aspects le clone de W. Allen.
L’histoire est tout à fait simple : Un vieil intellectuel rencontre une jeune fille naïve et inculte qui va changer sa vie.
Le film tourne alors autour des difficultés relationnelles entre les deux personnages que tout sépare.
On a donc bien compris, le génial metteur en scène dépeint ici son auto portait.
Après le chef d’œuvre Viki Chrisina Barcelona (critiqué dans Blogart) qui était un génial hommage à Almodovar, Woody Allen revient à un scenario plus classique mais tout aussi bien maitrisé.
Pour les amateurs, allez y vous ne serez pas déçus !
Bande annonce du film :
Article Blogart de VICKY CRISTINA BARCELONA :
http://blogart.centerblog.net/6120625-VICKY-CRISTINA-BARCELONA
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Pierre MOLINA
Publié le 18/05/2009 à 19:22 par blogart
Date de sortie : 13 Mai 2009
Réalisé par Niels Arden Oplev
Avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Lena Endre
Film suédois, danois. Genre : Thriller
Durée : 2h 32min. Année de production : 2008
Alors évidemment, comme souvent, le livre est meilleur. Mais il n’en reste pas moins que le film est loin d’être mauvais. Parfaitement rythmé on ne s’ennuie jamais.
Niels Arden Oplev est resté très proche du récit. Parfois, certains diront, trop peut-être. Le tome 1 de la trilogie (dont le film est tiré) étant conséquent, le réalisateur se doit d’arbitrer entre l’histoire et les descriptions psychologiques des personnages (fort complexes mais passionnantes dans le livre) pourtant essentielles à la qualité du roman. Pour des raisons évidentes de durée, le choix s’est porté sur l’histoire au demeurant passionnante.
Le lifting du roman a permis à Niels Arden Oplev de rendre le scénario intelligible pour un spectateur assidu, car, disons le, sans avoir lu le livre, certains aspects du récit peuvent apparaître obscurs.
Le roman de Stieg Larsson ne se limite pas, et c’est ce qui en fait le charme, à sa seule intrigue, c’est aussi, comme nous l’avons dit, une description psychologique des personnages très complète (qui perdure dans les tomes 2 et 3), une atmosphère de Stockholm fort bien ressentie et une richesse surprenante des dialogues entre les nombreux personnages. Ces aspects sont hélas résumés à l’extrême dans le film.
Alors pour les fans du livre allez-y ! C’est un bon moment à passer, toutefois pour les autres, je recommande vivement de lire le roman qui reste irremplaçable.
La critique Blogart de la trilogie Millenium :
http://blogart.centerblog.net/6555661-MILLENIUM-Tome-I-II-III
Synopsis :
Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier. Mais Henrik Vanger, grande figure de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur un meurtre non élucidé, celui d'Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l'âge de seize ans. Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que La famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets. Dans le cadre de son enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans qui possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables. Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer...
Site officiel du film :
http://www.millenium-lefilm.fr/
Millénium - Bande Annonce du Film VO
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Pierre MOLINA
Publié le 18/01/2009 à 12:00 par blogart
SLUMDOG MILLIONAIRE
Date de sortie : 14 Janvier 2009
Réalisé par Danny Boyle
Avec Dev Patel, Mia Drake, Freida Pinto
Film américain, britannique.
Genre : Comédie, Romance
Durée : 2h.
Année de production : 2007
Distribué par Pathé Distribution
Un film très fort ! Sous le prétexte de nous faire participer au suspens « palpitant » d’une partie de « Qui veut gagner des millions ? ». Danny Boyle nous fait visiter l’Inde d’aujourd’hui.
Le spectateur est emmené dans les bidonvilles qui jouxtent les quartiers riches de Mumbai. Ce quart monde où grouillent des enfants orphelins pour une grande partie, laissés à eux même, côtoyant la mort, la violence et l’exploitation d’escrocs sans scrupule.
Le réalisateur nous montre un pays en pleine essor économique. Une Inde tournée vers l’avenir mais qui fabrique autant de misère, de laissés pour compte, que de richesse, de milliardaires.
Danny Boyle s’intéresse à cette pauvreté et la fait éclater à l’écran à travers la vie d’un jeune homme, Jamal Malik, qui grandit dans le dénuement le plus complet.
Comment s’extraire de cette misère dans ce pays où il semble impossible de réussir en partant de rien. C’est le sujet d’un scénario parfaitement ficelé qui repose pourtant sur des flashs back permanents.
Ce film, malgré sa violence est plein d’espoir. Le réalisateur reste résolument optimiste et met en évidence une jeunesse tournée vers l’avenir, bien décidée à construire des lendemains meilleurs. Le clin d’œil au cinéma Bollywood témoigne de cette espérance.
Parallèlement à ce film, je vous conseil de lire l’excellent roman « Le tigre blanc » d’Aravind Adiga (Booker Prize 2008) qui traite du même sujet et qui vous permettra d’approfondir vos connaissances sur l’Inde contemporaine et ses problèmes socio-économiques. Ce livre est critiqué dans ce blog à l’adresse :
http://blogart.centerblog.net/6442314-LE-TIGRE-BLANC
Alors bon film et bonne lecture !
L’histoire :
Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission Qui veut gagner des millions ? Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête sur un soupçon de tricherie.
Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d'où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu'il a perdue.
Bande annonce :
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Pierre MOLINA
Publié le 12/10/2008 à 12:00 par blogart
Date de sortie : 08 Octobre 2008
Réalisé par Woody Allen
Avec Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Javier Bardem
Film américain. Genre : Comédie
Durée : 1h 37min. Année de production : 2007
Distribué par Warner Bros. France
Que du bonheur ! Une tragi-comédie pleine d’humour et de profondeur.
Le choix cornélien entre la vie de bohème, le rêve, l’exotisme et une vie plus rangée, sécuritaire et sans relief, à l’image de deux hommes, un artiste peintre chaud bouillant, catalan, remarquablement joué par Javier Bardem et un américain des plus classiques au profil newyorkais, jeune cadre dynamique aimant jouer au golf…
Deux modes de vies et deux civilisations s’opposent, Rebecca Hall (Vicky - voir Synopsis) va devoir faire le choix entre ces deux vies. C’est le sujet du film.
Somme toute du déjà vu mais tellement bien réalisé par Woody Allen.
Le scenario est comme toujours riche en dialogues et très bien écrit. Le passage perpétuel entre l’anglais et l’espagnol (notamment les échanges entre J Bardem et P Cruz) rend les dialogues musicaux et savoureux.
Scarlett Johansson, Rebecca Hall , Javier Bardem et Pénélope Cruz forment un quatuor irremplaçable par le choix exemplaire des acteurs, qui, physiquement sont parfaitement dans leur rôle. Bravo pour le casting !
Une heure et demie de pure détente intellectuelle.
Vivement l’année prochaine pour un prochain film que nous espérons toujours aussi inventif !
Synopsis :
Vicky et Cristina sont d'excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l'amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d'instincts, dénuée d'inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles.
Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l'été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d'un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture.
Un soir, dans une galerie d'art, Cristina "flashe" pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu'ils ont failli s'entre-tuer.
Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s'envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l'amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l'aventure...
Bande-annonce :
Interview Woody Allen :
Le site :
http://www.vickycristina-movie.com/#/gallery/
Pierre MOLINA
Publié le 15/09/2008 à 12:00 par blogart
Date de sortie : 10 Septembre 2008
Réalisé par Phyllida Lloyd
Avec Meryl Streep, Amanda Seyfried, Pierce Brosnan
Film américain.
Genre : Comédie musicale
Durée : 1h 50min.
Année de production : 2008
Distribué par Universal Pictures International France
Réservé aux seuls fans du groupe ABBA.
Ceux qui n’aiment pas la musique de ce groupe s’abstenir. Ce n’est pas l’histoire qui, à elle seule, sauve le film. Le scénario n’est que prétexte aux chansons.
Pour ma part, je suis un fan donc le film est vraiment distrayant.
Quant aux acteurs, notamment Meryl Streep, ils ont dans l’ensemble une voix correcte. Pierce Brosnan quand à lui est moins à l’aise dans l’exercice avec une voix plus fluette et une tessiture un peu haute (pour un James Bond on aurait imaginé plus viril mais bon, on fait avec !)
Alors que dire de plus, en fait rien, un bon moment à passer si on ne se prend pas trop au sérieux.
Réservé aux bobos de mon genre nostalgiques des années 70-80, ou aux jeunes qui se laissent parfois surprendre par cette musique.
Synopsis :
C'est en 1999, sur la ravissante île grecque de Kalokairi que l'aventure romantique commence, dans un hôtel méditerranéen isolé, la villa Donna, tenu par Donna, sa fille Sophie et le fiancé de Sophie, Sky. Juste à temps pour son mariage prochain, Sophie poste nerveusement trois invitations destinées à trois hommes bien différents dont elle pense que l'un d'eux est son père. De trois points du globe, trois hommes s'apprêtent à retourner sur l'île - et vers la femme - qui les avait enchantés 20 ans auparavant.
Site officiel du film :
http://www.mamma-mia-lefilm.fr/
Pierre MOLINA
Publié le 09/03/2008 à 12:00 par blogart
Date de sortie : 20 Février 2008
Réalisé par Cédric Klapisch
Avec Juliette Binoche, Romain Duris, Fabrice Luchini
Durée : 2h 10min. 2008
Un bon film si l’on en reste au jeu des acteurs pour lequel il n’y a rien à redire. Les sentiments intimes des comédiens se mêlent et se démêlent sur des sujets graves (la vie, la mort…), un scénario bien ficelé qui, malgré sa complexité rendue par des histoires parallèles qui s’entrecroisent tout le long du film, reste parfaitement clair et compréhensible.
Un regret, Cédric Klapisch ne fait pas (ou trop peu) ressortir l’atmosphère de Paris. Il se contente de filmer la ville mais c’est insuffisant. Alors que son film « L'Auberge espagnole » faisait parfaitement ressentir l’ambiance de la ville Catalane, son film « Paris » échoue sur cet aspect.
Il n’en reste pas moins que ce film reste un moment très agréable grâce notamment à Juliette Binoche, Romain Duris et Fabrice Luchini.
Synopsis :
C'est l'histoire d'un Parisien qui est malade et qui se demande s'il va mourir. Son état lui donne un regard neuf et différent sur tous les gens qu'il croise. Le fait d'envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute entière.
Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais... Tous ces gens, que tout oppose, se retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film.
Vous pouvez penser qu'ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d'entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs problèmes sont insignifiants, mais, pour eux, ce sont les plus importants du monde.
Site officiel du film :
http://www.lefilm-paris.com/
Pierre MOLINA
Publié le 09/03/2008 à 12:00 par blogart
Date de sortie : 27 Février 2008
Réalisé par Dany Boon
Avec Kad Merad, Dany Boon, Zoé Félix
Durée : 1h 46min. 2007
D’après le nombre record d’entrées, comme presque tout le monde, je suis allé voir ce film. Cette comédie légère est une réussite notamment grâce aux jeux des acteurs Dany Boon et Kad Merad. On ne dira pas la même chose de Line Renaud dont le jeu semble forcé voire exagéré et Zoé Félix pas toujours très à l’aise dans son rôle. Michel Galabru, quant à lui, semble égal à lui-même mais a un rôle trop bref pour se prononcer.
C’est donc le tandem Boon Mérad qui fait le film. Un bon film oui mais surement pas un film culte comme beaucoup semblent le dire aujourd’hui (l’histoire nous le dira…)
Le capital sympathie que possède Dany Boon ainsi que le sujet du film expliquent probablement le nombre d’entrées, mais très objectivement la qualité du scénario ne peut être à l’origine du succès exceptionnel que remporte ce film.
Encore une fois, sympathique oui, culte surement pas.
Synopsis :
Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d'obtenir une mutation sur la Côte d'Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.
Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c'est l'horreur, une région glacée, peuplée d'êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le "cheutimi". Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu'il se plait dans le Nord. Elle pense même qu'il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu'en effet, il vit un enfer à Bergues. Dès lors, sa vie s'enfonce dans un mensonge confortable...
Site officiel du film :
http://www.bienvenuechezleschtis-lefilm.com/
Pierre MOLINA
Publié le 17/02/2008 à 12:00 par blogart
Réalisé par Sean Penn
Avec Emile Hirsch, Marcia Gay Harden, William Hurt
Film américain. Janvier 2008
Durée : 2h 27min. Année de production : 2007
Ce film est grand parce qu’il est beau. Beau par les sentiments, beau par les paysages, beau par la musique, beau par les idées qu’il véhicule, beau par l’intelligence du montage, beau par la beauté des acteurs.
Sean Penn signe là un film d’anthologie. En se basant sur une histoire vraie, le réalisateur met en images le drame de la jeunesse (adolescence ou jeunesse tout simplement). Il met en évidence la fragilité psychologique des jeunes et nous rappelle la vigilance de tout instant que nous devons avoir avec ces esprits en formation, d’une beauté brute, taillés à la serpe, bourrés d’intelligence mais sans concession, sans le recul pour le pardon.
Mais Sean Penn va plus loin en dénonçant la société capitaliste, dont, pour celui qui en doute encore, les Etats Unis font partie. Il critique l’attachement aux valeurs matérielles, le mépris de l’autre, l’individualisme, l’hypocrisie des relations humaines.
Il souligne la misère matérielle présente dans nos villes et absente comme par miracle en pleine nature.
Sean Penn nous offre un hymne à la nature doublé d’un hymne à la jeunesse.
Un drame qui nous lave et nous laisse pensif.
Probablement, pour certains, un film déjà culte.
L’histoire :
Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui. Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres. Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.
Pierre MOLINA
Le site :
http://www.intothewild.com/
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Publié le 28/01/2008 à 12:00 par blogart
Date de sortie : 30 Janvier 2008
Réalisé par Thomas Langmann, Frédéric Forestier
Avec Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Alain Delon… et beaucoup d’autres encore !
Pour tout vous dire, j’y suis allé sans grande conviction, plus pour accompagner ma fille de 11 ans que pour mon propre plaisir.
Après la version « au second degré » d’Alain Chabat (et hélas la « mauvaise » version antérieure) tout semblait avoir été dit, le meilleur (Alain Chabat, pour ma part) comme le pire.
Et bien, j’ai été agréablement surpris. Ce film n’est pas si mauvais que cela.
Il est même assez bon. Après tout l’abondance du casting ne nuit pas et reste dans
la tradition Uderzo qui aimait lui aussi faire apparaitre des personnage connus dans ses histoires (Pour les connaisseurs, rappelez-vous entre autres, Pierre Tchernia,
Annie Cordy, Raimu, Jean Marais, Guy Lux, Jacques Chirac, Jean
Gabin, les Beatles…).
Même Alain Delon que l’on aurait pu croire « hors sujet », est assez bien dans son rôle de César et même parfois drôle. Enfin, certaines allusions à la version d’Alain Chabat sont là tout en restant assez discrètes pour ne pas faire plagia.
Quand à Benoît Poelvoorde, il est parfait dans son personnage.
Pour résumer, je ne cherche pas dans cet article à recommander ce film (quoi que…) qui n’a d’ailleurs pas besoin de moi pour être au box office. Mais si, comme moi, par « accident », vous êtes obligé d’y aller dans quelques jours, ne résistez pas et allez-y, vous passerez un bon moment en famille.
Le site du film :
http://www.asterixauxjeuxolympiques.com/index.php
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Pierre MOLINA
Publié le 27/01/2008 à 12:00 par blogart
Réalisé par Joel Coen, Ethan Coen
Avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem, Josh Brolin…
Film américain. 2h 2min. 2007
En sortant de la salle, je me suis dit : « prends du recul, n’écris pas la critique à chaud, c’est jamais bon, ce film a probablement une profondeur, les frères Coen font des films admirables, Palme d’or, Oscar.. ».
J’ai alors surfé sur internet pour sentir le pouls de la presse mais surtout du public souvent plus direct, plus perspicace voir moins convenu. Car je vous l’avoue, je suis déçu. L’hystérie élogieuse de la presse sur ce film nous amène à culpabiliser de ne pas avoir aimé.
Et bien non, je le dis (mon blog me sert à ça après tout), ce film est décevant et ne mérite pas ces éloges dithyrambiques.
Décevant, oui, mais pas mauvais, sûrement pas !
La bande annonce est percutante, un Tarantino doublé des frères Coen. Il faut dire qu’à elle seule, la « gueule » de Javier Bardem fait le film. Les armes employées pour tuer participent à l’efficacité de la bande-annonce (une bouteille à air comprimé, qui, sous la pression dégagée tue par le souffle dégagé, des fusils à pompe démesurés autant par leur esthétique que par leur efficacité…). Et bien la déception est d’autant pus grande que l’a priori laissé par la bande-annonce est positif.
Javier Bardem est l’un des rares acteurs à pouvoir jouer aussi bien dans « Mare dentro » (rien à voir mais je vous le recommande chaudement) que dans ce film. Tommy Lee Jones en chérif et Josh Brolin, sont tous deux remarquables dans leurs rôles respectifs.
Mais il faut en convenir, le film tient notamment par le charisme de Javier Bardem, serial killer totalement névropathe.
Quant à l’histoire il n’y en a pas ou très peu. Mais là n’est pas le problème. Tarantino dans « boulevard de la mort» est capable de faire un chef d’œuvre (pour ma part) sans pour autant exceller dans les dialogues. Dans ce film c’est le montage qui pèche. Le film est trop long, certaines scènes n’apportent rien et n’entrainent que confusion. Car tout n’est pas bien clair dans cette histoire. Au fur et à mesure du déroulement du film on se dit que les quelques confusions vont s’éclaircir en avançant dans l’histoire. Il n’en est rien, on reste seul avec ses incertitudes voir ses incompréhensions. Le film se termine en nous laissant sur notre faim.
L’esthétique du film est une réussite. Les frères Coen savent créer la tension dans certaines scènes grâce à leur technique cinématographique (contres plongées, grands angles et jeux d’ombres sur les gros plans de Javier Bardem le rendant toujours plus inquiétant en renforçant la névrose du personnage). Paysages de déserts surréalistes, aridité et grandes étendues donnent une atmosphère parfois lourde et stressante.
Mais le décor et la technique ne font pas tout. «No country for old men » est un bon film mais pas un chef d’œuvre.
Je vous recommande aussi d’autres « Road movie » :
« Boulevard de la mort » de Quentin Tarantino que nous critiquons et recommandons dans ce blog,
« Trois enterrements » (Los tres entierros de melquiades estrada) de Tommy Lee Jones, un chef d’œuvre à ne pas manquer.
http://www.troisenterrements.com/
Site officiel du film (en français) :
http://www.nocountryforoldmen.fr/
Bande-annonce :
Et vous, qu’en pensez-vous ? Votre avis nous intéresse.
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Pierre MOLINA