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BLOGART est un blog qui traite de l’actualité culturelle.
Catégorie : Blog Loisirs Date de création :
02.09.2007 Dernière mise à jour :
19.07.2008
Date de sortie : 20 Février 2008
Réalisé par Cédric Klapisch
Avec Juliette Binoche, Romain Duris, Fabrice Luchini
Durée : 2h 10min. 2008
Un bon film si l’on en reste au jeu des acteurs pour lequel il n’y a rien à redire. Les sentiments intimes des comédiens se mêlent et se démêlent sur des sujets graves (la vie, la mort…), un scénario bien ficelé qui, malgré sa complexité rendue par des histoires parallèles qui s’entrecroisent tout le long du film, reste parfaitement clair et compréhensible.
Un regret, Cédric Klapisch ne fait pas (ou trop peu) ressortir l’atmosphère de Paris. Il se contente de filmer la ville mais c’est insuffisant. Alors que son film « L'Auberge espagnole » faisait parfaitement ressentir l’ambiance de la ville Catalane, son film « Paris » échoue sur cet aspect.
Il n’en reste pas moins que ce film reste un moment très agréable grâce notamment à Juliette Binoche, Romain Duris et Fabrice Luchini.
Synopsis :
C'est l'histoire d'un Parisien qui est malade et qui se demande s'il va mourir. Son état lui donne un regard neuf et différent sur tous les gens qu'il croise. Le fait d'envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute entière.
Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais... Tous ces gens, que tout oppose, se retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film.
Vous pouvez penser qu'ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d'entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs problèmes sont insignifiants, mais, pour eux, ce sont les plus importants du monde.
Date de sortie : 27 Février 2008
Réalisé par Dany Boon
Avec Kad Merad, Dany Boon, Zoé Félix
Durée : 1h 46min. 2007
D’après le nombre record d’entrées, comme presque tout le monde, je suis allé voir ce film. Cette comédie légère est une réussite notamment grâce aux jeux des acteurs Dany Boon et Kad Merad. On ne dira pas la même chose de Line Renaud dont le jeu semble forcé voire exagéré et Zoé Félix pas toujours très à l’aise dans son rôle. Michel Galabru, quant à lui, semble égal à lui-même mais a un rôle trop bref pour se prononcer.
C’est donc le tandem Boon Mérad qui fait le film. Un bon film oui mais surement pas un film culte comme beaucoup semblent le dire aujourd’hui (l’histoire nous le dira…)
Le capital sympathie que possède Dany Boon ainsi que le sujet du film expliquent probablement le nombre d’entrées, mais très objectivement la qualité du scénario ne peut être à l’origine du succès exceptionnel que remporte ce film.
Encore une fois, sympathique oui, culte surement pas.
Synopsis :
Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d'obtenir une mutation sur la Côte d'Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.
Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c'est l'horreur, une région glacée, peuplée d'êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le "cheutimi". Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu'il se plait dans le Nord. Elle pense même qu'il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu'en effet, il vit un enfer à Bergues. Dès lors, sa vie s'enfonce dans un mensonge confortable...
Réalisé par Sean Penn
Avec Emile Hirsch, Marcia Gay Harden, William Hurt
Film américain. Janvier 2008
Durée : 2h 27min. Année de production : 2007
Ce film est grand parce qu’il est beau. Beau par les sentiments, beau par les paysages, beau par la musique, beau par les idées qu’il véhicule, beau par l’intelligence du montage, beau par la beauté des acteurs.
Sean Penn signe là un film d’anthologie. En se basant sur une histoire vraie, le réalisateur met en images le drame de la jeunesse (adolescence ou jeunesse tout simplement). Il met en évidence la fragilité psychologique des jeunes et nous rappelle la vigilance de tout instant que nous devons avoir avec ces esprits en formation, d’une beauté brute, taillés à la serpe, bourrés d’intelligence mais sans concession, sans le recul pour le pardon.
Mais Sean Penn va plus loin en dénonçant la société capitaliste, dont, pour celui qui en doute encore, les Etats Unis font partie. Il critique l’attachement aux valeurs matérielles, le mépris de l’autre, l’individualisme, l’hypocrisie des relations humaines.
Il souligne la misère matérielle présente dans nos villes et absente comme par miracle en pleine nature.
Sean Penn nous offre un hymne à la nature doublé d’un hymne à la jeunesse.
Un drame qui nous lave et nous laisse pensif.
Probablement, pour certains, un film déjà culte.
L’histoire :
Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui. Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres. Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Votre avis nous intéresse.
Selon leurs pertinences, vos commentaires sont susceptibles d’être publiés à la suite de cet article (nous nous réservons le droit de les publier ou pas).
Date de sortie : 30 Janvier 2008
Réalisé par Thomas Langmann, Frédéric Forestier
Avec Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Alain Delon… et beaucoup d’autres encore !
Pour tout vous dire, j’y suis allé sans grande conviction, plus pour accompagner ma fille de 11 ans que pour mon propre plaisir.
Après la version « au second degré » d’Alain Chabat (et hélas la « mauvaise » version antérieure) tout semblait avoir été dit, le meilleur (Alain Chabat, pour ma part) comme le pire.
Et bien, j’ai été agréablement surpris. Ce film n’est pas si mauvais que cela.
Il est même assez bon. Après tout l’abondance du casting ne nuit pas et reste dans
la tradition Uderzo qui aimait lui aussi faire apparaitre des personnage connus dans ses histoires (Pour les connaisseurs, rappelez-vous entre autres, Pierre Tchernia,
Annie Cordy, Raimu, Jean Marais, Guy Lux, Jacques Chirac, Jean
Gabin, les Beatles…).
Même Alain Delon que l’on aurait pu croire « hors sujet », est assez bien dans son rôle de César et même parfois drôle. Enfin, certaines allusions à la version d’Alain Chabat sont là tout en restant assez discrètes pour ne pas faire plagia.
Quand à Benoît Poelvoorde, il est parfait dans son personnage.
Pour résumer, je ne cherche pas dans cet article à recommander ce film (quoi que…) qui n’a d’ailleurs pas besoin de moi pour être au box office. Mais si, comme moi, par « accident », vous êtes obligé d’y aller dans quelques jours, ne résistez pas et allez-y, vous passerez un bon moment en famille.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Votre avis nous intéresse.
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Réalisé par Joel Coen, Ethan Coen
Avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem, Josh Brolin…
Film américain. 2h 2min. 2007
En sortant de la salle, je me suis dit : « prends du recul, n’écris pas la critique à chaud, c’est jamais bon, ce film a probablement une profondeur, les frères Coen font des films admirables, Palme d’or, Oscar.. ».
J’ai alors surfé sur internet pour sentir le pouls de la presse mais surtout du public souvent plus direct, plus perspicace voir moins convenu. Car je vous l’avoue, je suis déçu. L’hystérie élogieuse de la presse sur ce film nous amène à culpabiliser de ne pas avoir aimé.
Et bien non, je le dis (mon blog me sert à ça après tout), ce film est décevant et ne mérite pas ces éloges dithyrambiques.
Décevant, oui, mais pas mauvais, sûrement pas !
La bande annonce est percutante, un Tarantino doublé des frères Coen. Il faut dire qu’à elle seule, la « gueule » de Javier Bardem fait le film. Les armes employées pour tuer participent à l’efficacité de la bande-annonce (une bouteille à air comprimé, qui, sous la pression dégagée tue par le souffle dégagé, des fusils à pompe démesurés autant par leur esthétique que par leur efficacité…). Et bien la déception est d’autant pus grande que l’a priori laissé par la bande-annonce est positif.
Javier Bardem est l’un des rares acteurs à pouvoir jouer aussi bien dans « Mare dentro » (rien à voir mais je vous le recommande chaudement) que dans ce film. Tommy Lee Jones en chérif et Josh Brolin, sont tous deux remarquables dans leurs rôles respectifs.
Mais il faut en convenir, le film tient notamment par le charisme de Javier Bardem, serial killer totalement névropathe.
Quant à l’histoire il n’y en a pas ou très peu. Mais là n’est pas le problème. Tarantino dans « boulevard de la mort» est capable de faire un chef d’œuvre (pour ma part) sans pour autant exceller dans les dialogues. Dans ce film c’est le montage qui pèche. Le film est trop long, certaines scènes n’apportent rien et n’entrainent que confusion. Car tout n’est pas bien clair dans cette histoire. Au fur et à mesure du déroulement du film on se dit que les quelques confusions vont s’éclaircir en avançant dans l’histoire. Il n’en est rien, on reste seul avec ses incertitudes voir ses incompréhensions. Le film se termine en nous laissant sur notre faim.
L’esthétique du film est une réussite. Les frères Coen savent créer la tension dans certaines scènes grâce à leur technique cinématographique (contres plongées, grands angles et jeux d’ombres sur les gros plans de Javier Bardem le rendant toujours plus inquiétant en renforçant la névrose du personnage). Paysages de déserts surréalistes, aridité et grandes étendues donnent une atmosphère parfois lourde et stressante.
Mais le décor et la technique ne font pas tout. «No country for old men » est un bon film mais pas un chef d’œuvre.
Je vous recommande aussi d’autres « Road movie » :
« Boulevard de la mort » de Quentin Tarantino que nous critiquons et recommandons dans ce blog,
« Trois enterrements » (Los tres entierros de melquiades estrada) de Tommy Lee Jones, un chef d’œuvre à ne pas manquer. http://www.troisenterrements.com/
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Réalisé par Mike Nichols
Avec Julia Roberts, Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman
Durée : 1h 45min. Année de production : 2007
Titre original : Charlie Wilson's War
La Guerre selon Charlie Wilson est la transposition à l'écran du roman Charlie Wilson's war de George Crile, paru en 2003.
Mieux vaut en rire qu’en pleurer, c’est le parti que le réalisateur inspiré Mike Nichols a pris pour relater cette histoire incroyable, mais vraie.
En rire, parce que cette comédie reste distrayante de bout en bout alors qu’elle raconte des faits historiques graves mais aussi complexes (l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques au début des années 80).
En rire, parce que Mike Nichols, nous montre un Afghanistan ravagé par la guerre, des populations meurtries, déplacées, à la dérive, sous un regard américain (pour ne pas dire occidental), naïf et décidé à marquer l’histoire de l’Amérique sous le sceau de la justice, sauvons les Moudjahidin !
En rire, parce que les relations diplomatiques telles qu’elles sont décrites dans ce film semblent surréalistes (entente entre le Pakistan, Israël et l’Egypte) et pourtant vraies.
Qu’en pleurer, parce que cette incroyable histoire nous montre (s’il fallait encore le démontrer) à quel point nous étions manipulés (l’Amérique combattait l’URSS par l’intermédiaire des Moudjahidin), la guerre n’était donc pas si froide…
Qu’en pleurer, parce qu’il ne suffit pas de gagner une guerre, il faut savoir la terminer en accompagnant financièrement le peuple Afghan pour reconstruire le pays avant qu’il ne replonge.
Qu’en pleurer parce que, malgré l’improbable exploit de Charlie Wilson, cette aventure nous montre à quel point nous sommes à la merci d’individus légers pour ne pas dire puérils ou immatures qui parce qu’ils « ont du cœur » nous sauvent des pires situations, mais qui pour ces mêmes raisons peuvent détruire le monde et nos civilisations.
Malgré cela Mike Nichols réussit l’exploit de nous distraire et de nous instruire en mettant en scène trois acteurs (Julia Roberts, Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman) parfaitement à l’aise dans leur rôle.
Tom Hanks signe là l’un de ses plus grands rôles. Il incarne parfaitement l’Amérique spontanée et généreuse prête à faire le meilleur sans pour autant toujours maîtriser le pire (les fameux dommages collatéraux, les effets pervers de certaines décisions en politique internationale).
Un bon moment de cinéma !
L’histoire :
Au début des années 80, le délégué du Deuxième District du Texas Charlie Wilson était surtout connu à Washington comme un noceur et un bon vivant accumulant conquêtes et scandales. Mais sa personnalité flamboyante dissimulait un sens politique aigu, une solide connaissance de la scène internationale, un patriotisme à toute épreuve et un attachement viscéral aux causes qu'on dit perdues. L'Afghanistan serait son plus beau combat...
Charlie avait parmi ses relations la richissime Joanne Herring, anticommuniste fervente qui visait rien moins que la chute de l'empire soviétique. Trouvant trop timide la réaction américaine à l'invasion de l'Afghanistan, elle persuada Wilson de la nécessité de porter secours aux Moudjahidin. Charlie enrôla pour cette mission l'agent de la CIA Gust Avrakotos, un battant d'origine modeste snobé par la hiérarchie et qui brûlait d'en découdre avec les Russes.
Usant de charme et de diplomatie, Charlie, Joanne et Gust réussirent à nouer la plus improbable des alliances secrètes entre le Pakistan, Israël et l'Égypte, et à motiver la commission de la Défense pour allouer les fonds nécessaires et faire parvenir aux Combattants de la Liberté les armes qui leur permettraient de lutter contre l'envahisseur...
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Roman de gare - Claude Lelouch
Réalisé en 2006 par Claude Lelouch sous le pseudonyme d'Hervé Picard.
Avec Dominique Pinon, Fanny Ardant et Audrey Dana.
Lors de l'édition 2007 du Festival de Cannes, le film sera sélectionné en honneur à son réalisateur pour toutes ses années de réalisation.
Mon expérience des films de Claude Lelouch était disons le, désastreuse.
La manière de faire jouer ses acteurs, les histoires souvent trop alambiquées, inutilement complexes, son incapacité (pour ma part) à nous faire passer un message simple sans fioritures superficielles, était l’accablante image que j’avais de ce réalisateur.
Et pourtant ! Lelouch signe ici un film qu’un François Truffaut aurait admiré.
Pierre Murat de Télérama résume bien cela en disant : « Débarrassé […] de sa prétention à vouloir refléter la complexité du monde, ce mauvais philosophe est redevenu un bon conteur. […] ».
Claude Lelouch se lance dans une histoire compliquée. On commence par la fin, les situations nous amènent à de fausses pistes… Encore du Lelouch, pensais-je…
Très rapidement j’ai du revoir mon jugement, l’utile complexité de ce film amène de l’intérêt à l’histoire. Le scénario parfaitement « ficelé » reste linéaire et remarquablement intelligible. Le film devient palpitant son suspens est toujours soutenu, les rebondissements parfaitement maitrisés, sans parler du jeu des acteurs, notamment celui de Dominique Pinon, exceptionnel. Un super polar !
Bravo Monsieur Lelouch !
Si comme moi vous aviez des doutes sur le talent de Claude Lelouch, courez louer le DVD vous ne serez pas déçu.
Bande-annonce :
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Boulevard de la mort - de Quentin Tarantino
Avec Kurt Russell, Rose McGowan, Zoe Bell
Etat-Unis - 2007 (un film Grind House)
Compétition officielle - Festival de Cannes 2007.
Du grand Tarantino comme on l’aime. Encore faut-il l’aimer.
Tarantino signe là un film qui repose sur l’esthétisme de l’image, l’originalité des couleurs, des cadrages et de la mise en scène. Le scénario n’y est pour rien, il est vide d’intérêt, mais il est clair que l’auteur en est conscient voir le souhaite (il rend ici un « hommage » aux séries B des années 70). .
Sur certains aspects, ce film peut rappeler le chef d’œuvre de Spielberg « Duel » : la route, le thème (la violence routière), le suspens… mais les comparaisons s’arrêtent là.
L’histoire est très simple, voir simpliste. Dans les années 70, aux Etats-Unis, un cascadeur cinglé s’amuse à tuer les jeunes filles qu’il rencontre sur la route en utilisant sa « voiture » préparée pour les cascades cinématographiques. La manière de les tuer constitue l’une des originalités du film.
Tarantino traite l’image comme une BD. L’esthétisme qui en découle donne à la violence un réalisme confondant et pourtant extraordinairement artistique (le sang est rouge comme dans Kill Bill, un rouge Tarantino, comme le bleu Klein).
Ce film ne se prend pas au sérieux et c’est tant mieux sinon il serait très critiquable. Tarantino s’amuse, ça se voit et son génie aussi.
Certains comme votre serviteur adoreront ce film, d’autres ne le supporteront pas (creux, trop violant, ennuyeux…)
Si vous avez vu « boulevard de la mort » faites-nous part de vos commentaires, votre point de vue mérite d’être confronté au notre.
De Marc ESPOSITO avec Bernard CAMPAN, Gérard DARMON, Jean-Pierre DARROUSSIN, Marc LAVOINE.
Sortie octobre 2007 - 1h 55min.
Un film qui détend mais s’il fallait en garder un ce serait le premier !
Le jeu des acteurs reste remarquable, parfaitement cadré avec le scénario souvent léger mais jamais ennuyeux.
Un seul regret Marc Esposito n’a pris aucun risque. Sur le thème de la continuité avec le premier épisode, l’histoire manque de rebondissements, voir de surprises. On frôle le « copier coller » avec « Le cœur des hommes 1 » en plus sentimental et hélas moins drôle. Les épisodes se suivent mais se ressemblent trop.
Heureusement, le jeu et la personnalité des acteurs restent un régal et c’est l’essentiel, l’objectif est atteint ! Nous faire passer un bon moment.
Monsieur Esposito, si vous deviez vous « lancer » dans une troisième « aventure », surprenez-nous parce que là il y aurait risque de redite.
De Michael WINTERBOTTOM avec Angelina JOLIE - Dan FUTTERMAN - Archie PANJABI - Will PATTON
Le 23 janvier 2002, Daniel Pearl journaliste juif américain est filmé décapité par des extrémistes pakistanais. Superviseur du Wall Street Journal pour l'Asie du Sud Est, il est kidnappé alors qu’il enquêtait au Pakistan sur un dénommé Richard Reid, activiste et vendeur d'armes.
Un Cœur Invaincu est l’adaptation du livre de Marianne Pearl “A Mighty Heart : the Brave Life and Death of my Husband Danny Pearl” dans lequel, confrontée à la mort de son mari, l’auteur rédige l'histoire de son enquête au Pakistan, du kidnapping de son époux jusqu’à l’affreuse nouvelle de sa mort.
La ressemblance frappante d’Angelina JOLIE avec Marianne PEARL renforce l’aspect documentaire du film.
Au-delà du remarquable jeu d’actrice qu’Angelina JOLIE nous dévoile à travers la souffrance incommensurable d’une femme confrontée à l’indicible (la mort par décapitation de son mari retrouvé découpé en 10 parties), Michael WINTERBOTTOM, en adaptant le livre de Marianne PEARL, met en évidence l’extrême complexité de la mouvance terroriste Islamique.
Le réalisateur nous plonge dans un Pakistan de grande pauvreté, totalement décalé de notre mode de vie occidental.
Un film à recommander !
En plus de la lecture du livre de Marianne PEARL, ce film pourra être complété par la lecture du roman de Bernard-Henri Lévy « Qui a tué Daniel Pearl » (Grasset - 2003) qui nous apporte une vision complémentaire mais romanesque de l’enlèvement et de l’assassinat de Daniel Pearl.