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le roman à l'air très intéressant, ça donne envie de lire.http://blue moon.centerblog. net...
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il faut vraiment que je trouve le temps de la faire! http:/ /justarrived.can alblog.com/...
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amour, amour, quand tu nous tiens !!!...
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Par ines, le 09.06.2009

je n'ai lu que « le rêve botticelli » pour le moment (je l'i adoré) mais l'expo lippi vient de me donner envie...
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Par coming+soonn, le 02.06.2009

oui oui culte!!!!!!!...
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Par coming+soonn, le 02.06.2009

que dire de ce film......
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Par coming+soonn, le 02.06.2009

"que je conseille à des personnes relativement initiées" pas moi (en même temps l'expo est finie depuis belle...
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Par coming+soonn, le 02.06.2009

j'ai lu aussi (quel commentaire pertinent de ma part!!)...
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Par coming+soonn, le 02.06.2009

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Dernière mise à jour : 25.10.2009
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EXPOSITION PICASSO ET LES MAITRES

Publié le 05/11/2008 à 12:00 par blogart
EXPOSITION PICASSO ET LES MAITRES
EXPOSITION PICASSO ET LES MAITRES
Paris, Galeries nationales du Grand Palais du 8.10.08 au 2.02.09

Une exposition assurément majeure si l’on considère l’exceptionnelle envergure de l’évènement (plus de 200 toiles réunies par la Réunion des musées nationaux).

Picasso nous montre sa nourriture spirituelle. On ne parle pas ici d’influence mais de nourriture, de cannibalisme pictural. Picasso revisite les chefs d’œuvres des grands maitres Espagnols, Français, Italiens et Allemands.
Excusez du peu, vous pourrez approcher, pardon d’avance pour ceux qui manquent : Velasquez, Rembrandt, Degas, Greco, Goya, Zurbarán, Ribera, Melendez, Poussin, Le Nain, Dubois, Chardin, David, Ingres, Delacroix, Manet, Courbet, Lautrec, Cézanne, Renoir, Gauguin, Douanier Rousseau, Titien, Cranach, Rembrandt et Van Gogh et Picasso évidemment.

Face à l’originalité de cette exposition on peut être dérouté car les styles des toiles étant très différents, la comparaison est toujours séduisante entre Picasso et les maitres. Attention ! C’est le piège à éviter pour profiter au maximum de cet évènement !
Comparer un Picasso à un Rembrandt induit la notion d’influence du second sur le premier, là n’est pas le sujet. Dans cette exposition, Picasso n’est pas influencé, il se nourrit des thèmes picturaux des classiques pour les revisiter, les transformer les adapter à son approche esthétique.

Les Ménines - Velasquez :

Les Ménines - Picasso :


Alors toute comparaison mène à une erreur de jugement. Ridicule de comparer la Baigneuse de Rembrandt avec la Pisseuse de Picasso. Impossible de parler d’influence des Ménines de Velasquez, parlons plutôt de déconstruction, de recherche picturale.

J’ai croisé deux personnes qui ont vu cette exposition, toutes deux m’ont déclaré avoir préféré Le Greco à Picasso. La démarche est facile mais fatale pour cette exposition. Doit-on en déduire que cette magnifique exposition nécessite un réel bagage culturel pour ne pas tomber dans le piège de la comparaison, c’est bien possible. A vous de voir…


Alors, maintenant que vous êtes prévenus, bonne exposition !

Site de l'exposition :
http://www.rmn.fr/Picasso-et-les-maitres

A noter la possibilité de télécharger un audioguide sur le site de l'exposition (3 €). Il n'est hélas pas bien conçu car il n'existe aucun repère des toiles expliquées.

Téléchargement : http://www.bapartners.net/espro/grand_palais/Default.aspx

Cette exposition regroupe quelque 210 œuvres rassemblées pour l'occasion, issues des collections les plus prestigieuses, publiques et privées, nationales et internationales. Elle est organisée par la Réunion des musées nationaux, le musée national Picasso, le musée du Louvre et le musée d'Orsay. Simultanément, deux ensembles thématiques d'œuvres de Picasso sont regroupés au musée du Louvre, autour des Femmes d'Alger de Delacroix, et au musée d'Orsay, autour du Déjeuner sur l'herbe de Manet.


Pierre MOLINA

EXPOSITION ANTOON VAN DYCK

Publié le 26/10/2008 à 12:00 par blogart
EXPOSITION ANTOON VAN DYCK
EXPOSITION Antoon Van DICK
Paris, Musée Jacquemart-André, du 8 octobre 2008 au 25 janvier 2009

Le contexte :
On connait bien Pierre Paul Rubens notamment pour ses vingt-quatre superbes épisodes peints entre 1622 et 1625, à la gloire de Marie de Médicis, qui ornèrent le Palais du Luxembourg.
On connait moins Antoon Van Dick ou plutôt Sir Anthony Van Dyck puisqu’il fut fait chevalier en 1632 par le Roi Charles 1ier d’Angleterre.
Premier assistant de Rubens de 1610 à 1614, il tente sans succès de débuter sa carrière en Angleterre puis part pour l’Italie où il puisera son inspiration de portraitiste chez Titien et Véronèse. En 1627 il retourne à Anvers et amorce une période prolifique durant laquelle il réalise de nombreux chefs d’œuvre. Sa réputation de portraitiste est telle que Charles 1ier le demande à Londres où il rencontrera un rapide et vif succès. Il exécutera alors de nombreux portraits pour la cour dont ceux du roi Charles et d’Henriette d'Angleterre.

Autoportrait :


Cette exposition, la première en France de Van Dick pour ses peintures (le musée du Louvre ayant organisé une exposition de ses dessins l’année dernière), retrace des Flandres à l’Angleterre les différentes périodes de la vie de l’artiste, à travers l’art du portrait, art qu’il exercera tout au long de son existence avec génie.

Alors que dire de cette exposition. Pour ma part un pur moment de bonheur. L’art du portrait peut sembler austère pour certains. Peut-être est-ce parfois vrai, mais pas chez Van Dyck, ou les attitudes sont souvent humaines et sensibles et non pas raides et sévères comme le veulent fréquemment les tableaux de l’époque. Van Dick brise les conventions hiérarchiques en mettant en valeur la femme au détriment du mari souvent mis en retrait dans les portraits de famille. Van Dick souligne la psychologie des personnages en peignant des visages aux traits et aux regards étonnants d’expressivité.

Charles Ier, roi d’Angleterre :


Si l’on fait abstraction de la foule toujours trop nombreuse dans ce genre d’exposition, malgré la dimension des œuvres, la mise en valeur des toiles reste bonne et le recul toujours suffisant (nous y sommes allés un jeudi matin mais que dire d’un samedi après midi…).

Maria de Tassis (1611-1638)


A souligner absolument : le téléchargement gratuit d’un audioguide sur le site de l’exposition. Après le téléchargement, il ne vous reste qu’à mettre le fichier sur votre baladeur MP3, et en avant la visite !
Cette solution est à recommander car les explications sont, me semble t-il, nécessaires pour une bonne compréhension des portraits. L’audioguide vous mènera naturellement de toile en toile, un vrai bonheur gratuit, ce qui n’enlève rien.

Enfin, pour ceux qui ne connaissent pas encore le musée Jacquemart-André, profitez de cet évènement pour visiter l’exposition permanente, l’une des plus belles en France, sans parler de l’extraordinaire hôtel qui abrite les collections.
A noter notamment pour les amateurs au rez-de-chaussée deux Canaletto et au premier étage les Primitifs Italiens.

Cette exposition est donc assurément un moyen de passer une journée formidable. A souligner, pour faire une pose entre l’exposition Van Dick et la visite des collections, un restaurant très agréable au sein du musée.

Alors bonne expo et peut-être bon appétit !

Site de l’exposition :
http://www.culturespaces-minisite.com/vandyck/

Télécharger l’audioguide :
http://www.culturespaces-minisite.com/vandyck/audioguide.html

Photothèque :
http://www.culturespaces-minisite.com/vandyck/04photovideo/index.html

Très beau catalogue de l’exposition : 39 € sur place au musée alors qu’il coût 55 € en ligne étonnant non !

Achat en ligne :
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/merle-du-bourg-alexis/antoon-van-dyck-portraits,18538359.aspx


Pierre MOLINA

VICKY CRISTINA BARCELONA

Publié le 12/10/2008 à 12:00 par blogart
VICKY CRISTINA BARCELONA
Date de sortie : 08 Octobre 2008
Réalisé par Woody Allen
Avec Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Javier Bardem
Film américain. Genre : Comédie
Durée : 1h 37min. Année de production : 2007
Distribué par Warner Bros. France


Que du bonheur ! Une tragi-comédie pleine d’humour et de profondeur.
Le choix cornélien entre la vie de bohème, le rêve, l’exotisme et une vie plus rangée, sécuritaire et sans relief, à l’image de deux hommes, un artiste peintre chaud bouillant, catalan, remarquablement joué par Javier Bardem et un américain des plus classiques au profil newyorkais, jeune cadre dynamique aimant jouer au golf…

Deux modes de vies et deux civilisations s’opposent, Rebecca Hall (Vicky - voir Synopsis) va devoir faire le choix entre ces deux vies. C’est le sujet du film.

Somme toute du déjà vu mais tellement bien réalisé par Woody Allen.
Le scenario est comme toujours riche en dialogues et très bien écrit. Le passage perpétuel entre l’anglais et l’espagnol (notamment les échanges entre J Bardem et P Cruz) rend les dialogues musicaux et savoureux.
Scarlett Johansson, Rebecca Hall , Javier Bardem et Pénélope Cruz forment un quatuor irremplaçable par le choix exemplaire des acteurs, qui, physiquement sont parfaitement dans leur rôle. Bravo pour le casting !

Une heure et demie de pure détente intellectuelle.
Vivement l’année prochaine pour un prochain film que nous espérons toujours aussi inventif !


Synopsis :

Vicky et Cristina sont d'excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l'amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d'instincts, dénuée d'inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles.
Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l'été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d'un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture.
Un soir, dans une galerie d'art, Cristina "flashe" pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu'ils ont failli s'entre-tuer.
Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s'envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l'amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l'aventure...


Bande-annonce :

Vidéo Youtube




Interview Woody Allen :

Vidéo Youtube




Le site :
http://www.vickycristina-movie.com/#/gallery/


Pierre MOLINA

LES PILIERS DE LA TERRE

Publié le 28/09/2008 à 12:00 par blogart
LES PILIERS DE LA TERRE
Ken Follett – Les piliers de la terre
Poche -1050 Pages.

En France on a Jean Diwo, les anglais ont Ken Follet.

Ce roman décrit la vie des seigneurs et paysans au XIIème siècle en Angleterre.
Le récit avance chronologiquement avec la construction de la cathédrale de Kingsbridge petit village du sud de l’Angleterre qui n’a d’ailleurs jamais eu de cathédrale.
Mais peu importe, cette fiction est parfaitement documentée sur cette époque et nous emmène dans une folle aventure où la haine, l’amour, le pouvoir et la mort sont les principaux ingrédients.

L’auteur semble particulièrement documenté sur les techniques de construction des cathédrales. Il souligne la forte influence de l’art gothique - notamment Saint Denis - sur la construction de la cathédrale de Kingsbidge. Cette cathédrale n’existant pas on peut donc aisément extrapoler cette influence sur d’autres cathédrales anglaises.

Le livre, au demeurant volumineux, se laisse dévorer sans problème. L’intrigue soutient notre attention tout au long du roman, l’intérêt du récit grandissant en avançant dans l’histoire.

Un superbe roman qui mérite d’être plus connu.
Bonne lecture !

PS : Pour les amateurs, la suite devrait bientôt paraitre…

L’histoire :
L'action se situe dans l'Angleterre du XIIe siècle et tourne autour de la construction d'une cathédrale par le Prieur du village de Kingsbridge. L'intrigue couvre une période allant du naufrage de la Blanche-Nef (Le Vaisseau Blanc dans le livre) (1120), qui laissa la couronne d'Angleterre sans héritier et eu pour conséquence la guerre civile, jusqu'à l'assassinat de l'archevêque Thomas Becket dans la cathédrale de Canterbury en 1170. Elle mêle les tensions entre le pouvoir monarchique convoité par l'église, réalité historique, et les rivalités familiales et amoureuses entre des personnages issus de couches sociales très différentes, allant du hors-la-loi au comte en passant par l'artisan en quête de travail. Le roman bénéficie visiblement des recherches préalables de l'auteur concernant le développement de l'architecture gothique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Piliers_de_la_terre

Thomas Becket représenté sur un vitrail de la Cathédrale d'Angers :


Pour ceux qui s’intéresse à ce type de roman ainsi qu’à la construction des cathédrales je recommande le roman de Jean Diwo qui complète le roman de Ken Follett mais du coté français : Le printemps des cathédrales – Flammarion.

Pour les essais : Georges Duby – Le temps des Cathédrales, L’art et la Société 980-1420 – Gallimard.


Pierre MOLINA

MAMMA MIA

Publié le 15/09/2008 à 12:00 par blogart
MAMMA MIA
Date de sortie : 10 Septembre 2008
Réalisé par Phyllida Lloyd
Avec Meryl Streep, Amanda Seyfried, Pierce Brosnan
Film américain.
Genre : Comédie musicale
Durée : 1h 50min.
Année de production : 2008
Distribué par Universal Pictures International France

Réservé aux seuls fans du groupe ABBA.
Ceux qui n’aiment pas la musique de ce groupe s’abstenir. Ce n’est pas l’histoire qui, à elle seule, sauve le film. Le scénario n’est que prétexte aux chansons.
Pour ma part, je suis un fan donc le film est vraiment distrayant.
Quant aux acteurs, notamment Meryl Streep, ils ont dans l’ensemble une voix correcte. Pierce Brosnan quand à lui est moins à l’aise dans l’exercice avec une voix plus fluette et une tessiture un peu haute (pour un James Bond on aurait imaginé plus viril mais bon, on fait avec !)
Alors que dire de plus, en fait rien, un bon moment à passer si on ne se prend pas trop au sérieux.
Réservé aux bobos de mon genre nostalgiques des années 70-80, ou aux jeunes qui se laissent parfois surprendre par cette musique.

Synopsis :

C'est en 1999, sur la ravissante île grecque de Kalokairi que l'aventure romantique commence, dans un hôtel méditerranéen isolé, la villa Donna, tenu par Donna, sa fille Sophie et le fiancé de Sophie, Sky. Juste à temps pour son mariage prochain, Sophie poste nerveusement trois invitations destinées à trois hommes bien différents dont elle pense que l'un d'eux est son père. De trois points du globe, trois hommes s'apprêtent à retourner sur l'île - et vers la femme - qui les avait enchantés 20 ans auparavant.


Vidéo Youtube



Site officiel du film : http://www.mamma-mia-lefilm.fr/


Pierre MOLINA

MARCO POLO - LES VOYAGES INTERDITS

Publié le 15/09/2008 à 12:00 par blogart
MARCO POLO  - LES VOYAGES INTERDITS
Gary Jennings - Marco Polo – Les voyages interdits : Vers l’Orient
TELEMAQUE – Tome 1 : 601 pages

Venise vers 1250, elle ne ressemble pas encore tout à fait à ce que l’on connait. Mais l’atmosphère y est déjà présente. Marco Polo y vit. Fils de marchands, bourgeois, il est pourtant attiré par les jeunes voyous qui font les quatre cent couts dans la Sérénissime. Emprisonné pour avoir participé à un meurtre dont il n’est pourtant pas l’auteur, il échappe au gibet grâce aux relations privilégiées de son père et son oncle avec le doge.
Marco Polo décide alors de partir avec son père et son oncle vers l’Orient. C’est le début d’un voyage extraordinaire vers la Perse, le Pamir, la Mongolie et la Chine de cette époque.
Marco Polo nous décrit les mœurs et coutumes des peuples qu’il côtoie tout au long de la route de la soie. Des peuples d’une violence extrême ou d’un étonnant raffinement.
Gary Jennings rassemble ici des témoignages précieux sur ces peuples aux mœurs souvent mal connues. Un roman palpitant fort bien documenté. L’auteur a littéralement arpenté le monde sur les traces exactes de Marco Polo pour écrire cet ouvrage.

Ce livre est d’autant plus insolite que les ouvrages traitant des voyages de Marco Polo (en français) sont étonnement rares.

Si de votre côté vous connaissez des romans ou essais traitant de cet aventurier, nous sommes preneurs… !


Bonne lecture et bon voyage !

Pour les amateurs, le second tome (Deuxième époque) : « A la cour du Khan » devrait paraitre en octobre 2008, à suivre…


Pierre MOLINA




Portrait de Marco Polo - Peinture du XVIe siècle provenant de la Galerie de Mgr Badia à Rome

SINGULIERS / PLURIELS

Publié le 10/09/2008 à 12:00 par blogart
SINGULIERS / PLURIELS
SINGULIERS / PLURIELS
Variations sur le thème du droit à la différence
Théâtre de Ménilmontant
Réservation : 01.46.36.98.60
Les 1, 2, 3 et 4 octobre à 20H30 et le 5 octobre à 16H

"Singuliers/Pluriels" est un spectacle regroupant des pièces courtes écrites par des auteurs contemporains connus ( Jean-Michel Ribes, Jean-Marie Besset, Rémi De Vos, Christophe Averlan) sur un thème donné : Le droit à la différence. Six comédiens prennent en charge la totalité des rôles. Ces pièces brèves (qui se rattachent à l'art lapidaire de la Nouvelle ) représentent un kaléidoscope des caractères humains, un prisme de notre société au travers d'une écriture drôle, absurde, cruelle et même parfois grinçante.

Le thème est déjà passionnant, « le droit à la différence », il s’inscrit en plus dans l’air du temps, l’actualité d’aujourd’hui.
Si je vous dis qu’en plus le metteur en scène et l’un des six comédiens est Stéphane Rugraff alors là il faut s’y rendre.

Stéphane Rugraff avait déjà été repéré dans la pièce de Molière LE MEDECIN MALGRE LUI au théâtre de "La Mare au Diable" dans le rôle de Léandre (en février dernier).
Par la modernité et le naturel de son jeu il nous avait donné un cours de théâtre magistral.

Bonne soirée théâtrale !

Voir des extraits :

Vidéo Youtube



A écouter :

Vidéo Youtube


Votre serviteur
Pierre MOLINA

Voir la critique BLOGART de la pièce « Le médecin malgré lui »
http://blogart.centerblog.net/rub-THEATRE.html

Et vous, qu’en pensez-vous ? Votre avis nous intéresse.
Selon leurs pertinences, vos commentaires sont susceptibles d’être publiés à la suite de cet article (nous nous réservons le droit de les publier ou pas).

APPEL POUR LE LIVRE

Publié le 25/07/2008 à 12:00 par blogart
APPEL POUR LE LIVRE
Préambule :

Des amendements proposés par des députés de la majorité parlementaire lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie ont ouvert un large débat sur la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, dite « loi Lang ».

Les professionnels du livre, auteurs, traducteurs, éditeurs et libraires, rejoints par les bibliothécaires et de nombreux acteurs du livre en régions, ont expliqué d’une même voix que ces amendements remettaient en cause la loi de 1981 et menaçaient les équilibres du marché du livre, ainsi que la diversité de la création et de l’édition françaises. Leur mobilisation a été relayée par des membres du gouvernement. Madame Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, a souligné combien cette loi restait un outil indispensable pour protéger la littérature. Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, quant à elle, a indiqué ne vouloir changer ni la politique du livre ni le système législatif actuel.


Les acteurs du livre sont néanmoins inquiets car beaucoup d’idées fausses sont colportées sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel. Le lobbying qu’elles exercent auprès des parlementaires est à l’origine de ces amendements. Il vise à déréguler le marché du livre afin d’imposer un modèle commercial basé sur une volonté d’hégémonie et une stratégie purement financière. Derrière leurs arguments démagogiques mêlant modernité, défense du pouvoir d’achat et même écologie se cache un combat contre la création, la diversité, la concurrence et l’accès du plus grand nombre au livre.

Ce modèle culturel français, nous y sommes pour notre part indéfectiblement attachés. Ses vertus sont multiples. Avec plus de 2500 points de vente, le réseau des librairies est dans notre pays l’un des plus denses au monde. Il permet, aux côtés du réseau de la lecture publique, un accès au livre aisé et constitue un atout important pour l’aménagement du territoire et l’animation culturelle et commerciale des centres-villes. Ce réseau de librairies indépendantes cohabite avec d’autres circuits de diffusion du livre, les grandes surfaces culturelles, la grande distribution, les clubs de livres ou Internet. Depuis de nombreuses années et à l’inverse d’autres secteurs culturels comme le disque ou la vidéo, le marché du livre se développe sans qu’aucun circuit n’écrase ses concurrents. Chaque circuit joue son rôle et le consommateur bénéficie d’un véritable choix.

Pour la création et l’édition, cette densité et cette variété des circuits de vente du livre offrent à chaque auteur et à chaque livre le maximum de chances d’atteindre son public, qu’il s’agisse d’un premier roman, d’un ouvrage de recherche, d’un livre pour enfant, d’une bande dessinée, d’une œuvre traduite, du dernier roman d’un auteur connu, d’un livre pratique ou d’un ouvrage scolaire. Tous les livres pour tous les publics, voilà notre modèle.

Ce modèle, c’est la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre qui en est le pivot et le garant. En permettant d’infléchir les règles du marché afin de tenir compte de la nature culturelle et économique particulière du livre, elle passe aujourd’hui pour l’une des premières véritables lois de développement durable. Elle confie à l’éditeur la fixation du prix des livres qu’il publie. Les livres se vendent au même prix quel que soit le lieu d’achat, dans une librairie, une grande surface ou sur Internet, durant au moins deux ans. Ce système évite une guerre des prix sur les best-sellers qui ne permettrait plus aux libraires de présenter une offre de titres diversifiée ni aux éditeurs de prendre des risques sur des ouvrages de recherche et de création qui ont besoin de temps et de visibilité dans les librairies pour trouver leur public.

De surcroît, le prix unique fait baisser les prix. Contrairement aux idées reçues, les chiffres de l’INSEE montrent en effet que depuis une dizaine d’années les prix des livres ont évolué deux fois moins vite que l’inflation.

En favorisant la richesse, la diversité et le renouvellement de la création et de l’édition, en lieu et place d’une standardisation si courante dans de multiples secteurs aujourd’hui, en permettant une variété et une densité de points de vente du livre particulièrement remarquables, en privilégiant une véritable concurrence au détriment de la « loi de la jungle » et en maintenant des prix beaucoup plus accessibles que dans la majorité des autres pays développés, le prix unique du livre est une chance pour le consommateur, pour le lecteur et pour notre culture.

La loi du 10 août 1981 n’est ni obsolète ni corporatiste. Si elle mérite un débat, c’est pour la rendre plus vivante et plus forte encore.


Pour signer l'appel pour le livre : cliquer sur le lien suivant :
http://pourlelivre.wordpress.com/




LE MONTESPAN

Publié le 19/07/2008 à 12:00 par blogart
LE MONTESPAN
Jean Teulé - Le Montespan
Julliard - 2008 – 333 pages

Truculent, c’est le mot. Après son chef d’œuvre « Je, François Villon » critiqué dans ce blog, Jean Teulé nous immerge dans un XVIIème siècle de la petite noblesse, trop peu décrite dans la littérature au profit de la cour et des rois de France.

L’histoire repose sur des faits réels mais romancés. Le roi Soleil avait pour habitude de choisir ses maitresses sans se soucier le moins du monde de leurs maris, qui, pour leur part y voyaient parfois un moyen pratique de gravir les échelons et d’être accueilli à la cour en échange de leurs femmes. Ils étaient cocus mais hébergés et bénéficiaires de privilèges inépuisables.
La raison de l’amour voulait que certains d’entre eux ne le supportent pas. C’est le cas du Marquis de Montespan, qui, toute sa vie se battra contre Louis XIV pour reconquérir sa femme.

L’auteur nous décrit avec humour et dérision la vie d’un homme brisé en lutte avec l’impossible, un Don Quichotte à la française qui refusera toutes les avances et privilèges proposés par le roi en échange de sa femme adorée.
Louis XIV l’exile dans sa propriété du sud de la France, sans succès; le Marquis reviendra à l’attaque tout sa vie durant, et fera savoir à toute la France sa mésaventure.

Ce roman picaresque est fait d’humour et d’histoire de France. Que du plaisir !



Du même auteur et critiqués dans ce blog : Je François Villon
http://blogart.centerblog.net/3215544-JE--FRANCOIS-VILLON

Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin, marquis d'Antin, de Gondrin et de Montespan



Pierre MOLINA

LOUIS XVI

Publié le 14/06/2008 à 12:00 par blogart
LOUIS XVI
Bernard Vincent - Louis XVI
Folio biographies – 328 pages

Avant de critiquer cet ouvrage, faisons remarquer que la collection « Folio biographies » propose de mettre à la disposition du public de remarquables biographies synthétiques (300 à 320 pages environ) des grands personnages historiques. Dans ce blog nous critiquons déjà les essais : Le Caravage et Jules César. Devraient suivre les critiques des biographies de Shakespeare, Michel-Ange (parus dans cette collection) et bien d’autres encore nous l’espérons.

Mais revenons à l’essai qui nous intéresse dans cet article à savoir la vie de Louis XVI. L’esprit de synthèse (allant de paire avec cette collection Folio) est une réussite. En un peu plus de 300 pages, Bernard Vincent nous fait revivre la vie de ce roi souvent connu à travers des images d’Epinal erronées (Petit et bedonnant, loin du peuple…). L’auteur s’efforce de redonner la véritable personnalité de Louis XVI et fait apparaitre un personnage attachant et soucieux du bonheur du peuple français.
Evidemment la conjoncture historique est des plus difficile, le financement ruineux de la guerre en Amérique, le déficit chronique de l’Etat français et l’atmosphère insurrectionnelle permanente qui aboutira à la chute de la monarchie, rend cette période historique ingérable pour ce roi qui n’était pas fait pour le devenir.

A la lecture de cet essai, on peut d’ailleurs se demander si un roi quelconque aurait pu gérer correctement la situation, on peut en douter. Le peuple n’avait rien contre Louis XVI, les intellectuels voulaient en finir avec la monarchie.
Bernard Vincent nous montre à quel point nous sommes passés près d’une monarchie constitutionnelle, l’histoire en a voulu autrement et l’auteur se plait à nous le démonter avec beaucoup de talent.

Cette biographie est simple et passionnante, on se cultive à chaque page et chaque page nous donne envie d’approfondir le sujet. Cela tombe bien puisque l’auteur nous propose de nombreuses références bibliographiques qui viennent compléter son ouvrage.

Un livre à recommander pour les débutants et les initiés qui trouveront toujours agréable de lire une remarquable synthèse de cette triste mais passionnante période de notre histoire.

Serment du jeu de paume


Dans la même collection et critiqués dans ce blog :

Le Caravage :
http://blogart.centerblog.net/4874728-LE-CARAVAGE

Jules César :
http://blogart.centerblog.net/3099954-JULES-CESAR



Pierre MOLINA


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