Sophie Chauveau - L’obsession Vinci.
Télémaque – 433 pages - 2007
L’obsession Vinci porte bien son nom car depuis la lecture de ce roman, je l’ai, l’obsession Vinci. Je cherche d’autres ouvrages à lire sur ce génie, je retourne au Louvres pour redécouvrir Monalisa, je surfe sur le web pour rechercher ses œuvres, enfin bref, il m’obsède.
Le phénomène était apparu pour Lippi, mais là, j’étais plutôt passionné, rien à voir avec l’obsession. Pour Botticelli, effectivement ça a marché, les rêves sont apparus.
Vous l’avez compris, cette trilogie «Le siècle de Florence» est une réussite incontestable.
Pour ma part, le troisième volume («L’obsession Vinci ») est le meilleur d’entre eux. Quoique, « Le rêve Botticelli » était bien aussi, et Lippi m’a vraiment plu. Alors, pour faire un peu d’humour, on dira plutôt que ce dernier volume est l’un des trois meilleurs. Il est d’autant plus appréciable que les deux premiers volumes (remarquables au demeurant) ont été lus. Un conseil donc, lisez les tous, chronologiquement de Lippi à Vinci en passant par Botticelli !
Mais revenons à Léonard. Ce troisième volet nous le fait découvrir. Son art, son génie (ça on connaît un peu) mais surtout sa personnalité, ses mœurs, ses relations détestables avec son père et Michel Ange, sa manie de ne rien terminer (même pas la Joconde…).
On ne découvre pas Léonard comme un génie sévère, ami des rois italiens et de François 1ier, mais un personnage totalement fantasque, inventif, imaginatif et ingénieux et surtout joyeux, sensible, artiste à l’extrême.
Sophie Chauveau ne s’arrête pas au peintre, son roman est d’abord un hommage à l’homme qu’il fut de l’enfance à sa mort, indispensable à l’humanité.
L’auteur nous dévoile une œuvre captivante par ses multiples aspects (peinture, sculpture, architecture, mise en scène, musique, fabrication d’armes de guerre, génie civil…), mais aussi une personnalité attachante, obsédante…
Madame Chauveau, même si vous ne l’aimez pas trop, à quand une « passion Michel Ange », un « Rêve Raphaël » ou même un « obsédant Caravage » ! Pourquoi pas, j’en rêve, c’est une passion obsédante.
L’Histoire :
Florence 1476
Leonardo di ser Piero da Vinci, 24 ans, sort littéralement brisé d'un affrontement sanglant avec son père. En quelques semaines, il se reconstruit et se choisit un destin inouï, unique qui marquera la Renaissance et l'histoire de l'humanisme.
Mais qui est véritablement Léonard de Vinci ?
On connaît l'inventeur virtuose, le scientifique précurseur, fasciné par les mécanismes du corps humain ou les tourbillons de l'eau, le peintre et le sculpteur de génie... mais l'homme, son intimité, les ressorts de son inépuisable créativité ?
Des bas-fonds de Florence à la forteresse de Ludovic Le More à Milan, des campagnes guerrières de César Borgia à la cour de François Ier, jeune roi passionné qui le choisit pour père d'adoption, Léonard dissimule.
Quelle obsession profonde le pousse à séduire tous ceux qui l'approchent ?
Pourquoi cette frénésie de tout connaître, tout explorer, tout essayer, pour toujours tout abandonner, sauf ceux qu'il aime ?
Sa ville, Florence, le boude. Rome le rejette, mais fait un triomphe à Raphaël. Venise se méfie de lui... Pourquoi ? Quelles sont ses relations avec ses pairs et surtout son alter ego Botticelli, le maître de la mélancolie ?
Pierre MOLINA
Et vous, qu’en pensez-vous ? Votre avis nous intéresse.
Selon leurs pertinences, vos commentaires sont susceptibles d’être publiés à la suite de cet article (nous nous réservons le droit de les publier ou pas).