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MOI, MILANOLLO FILS DE STRADIVARIUS

Publié le 02/12/2007 à 12:00 par blogart
MOI, MILANOLLO FILS DE STRADIVARIUS
Jean Diwo - Moi, Milanollo fils de Stradivarius
Flammarion – Broché – 389 pages

Critiquer un Diwo est une mission délicate, tant mon admiration est grande pour cet auteur prolifique qui a fréquemment bercé mes journées de lecture.
Ainsi, entre l’annonce de la parution du nouvel ouvrage et ma visite chez mon libraire, il ne s’est passé que quelques heures, jours enfin peu de temps...
Pour ceux qui ne connaissent pas encore Monsieur Diwo, il est l’auteur de plusieurs « best-sellers» que je recommande au terme de cet article.

Le récit raconte l’histoire du célèbre violon : le Milanollo (du nom de l’un(e) des interprètes, Teresa Milanollo l’ayant joué au XIXème siècle) « né » en 1728 à Crémone chez le célébrissime luthier Stradivarius. Jean Diwo retrace la vie de l’instrument, de la cours de Kothen (où Jean-Sébastien Bach le jouera et composera avec lui ses célèbres Sonates et Partita), jusqu’à, de nos jours, Pierre Amoyal, violoniste virtuose, actuel « propriétaire » de l’instrument.

De prime abord, l’idée d’un récit de la vie de cet instrument d’exception est séduisante. Jean Diwo avait deux possibilités : Raconter l’histoire de ce violon à travers les voix des personnages illustres qui l’ont côtoyé (La Pompadour, Marie-Antoinette, mais aussi Viotti, Paganini, Christian Ferras ou Etienne Vatelot…), ou bien, faire parler le violon.
L’auteur a choisi, selon moi, la manière la plus originale, mais aussi la plus complexe, faire parler l’instrument comme un humain. L’exercice était périlleux, il fallait le faire !

Il y a de temps à autre des cotés Piccolo et Saxo assez déroutants. Victime d’anthropomorphisme, Jean Diwo prête à l’instrument des sentiments humains souvent risibles.

Mais au-delà de cet aspect parfois agaçant, il faut reconnaître que l’auteur nous fait partager des moments forts intéressants et nous donne l’occasion de mieux connaître des compositeurs, tel que Viotti, aujourd’hui moins connus mais qui en leur temps avaient marqué leur époque.
Autre aspect passionnant pour les lecteurs qui ne connaissent la lutherie qu’à travers Stradivarius, Jean Diwo nous parlent des autres grands maitres non moins talentueux (Amati, Guarnerius del Gesù, Jacob Stainer ou Vuillaume).

Ce livre est donc, comme très souvent chez Jean Diwo, une source d’informations et de culture. Son style est toujours fluide, léger, agréable à lire.
Mais s’il fallait choisir entre deux Diwo racontant Stradivarius, je recommande alors très vivement son roman « Les violons du roi », l’un des meilleurs de l’auteur, passionnant de bout en bout.

Mon verdict : pourquoi pas « Moi, Milanollo fils de Stradivarius » en tout cas surement « Les violons du roi ».

De cet auteur je recommande :
« Les Dames du Faubourg », 3 tomes, Folio n°1834, 2062, 2280.
« Les violons du roi », Denoël, 1990 ; Folio n°2374, Gallimard.
« Au temps ou la Joconde parlait », Flammarion, 1992 ; J’ai lu n°3443.


« Journaliste, grand reporter à Paris Match, fondateur et directeur de Télé 7 jours, Jean Diwo a abandonné la presse pour la littérature. Auteur de nombreux best-sellers dont « Les Dames du faubourg », « Les Violons du Roi », « Au temps où la Joconde parlait », « Les Dîners de Calpurnia », ou le dernier en date (avant celui-ci) « 249, faubourg Saint-Antoine », Jean Diwo s'est affirmé comme un maître incontesté du roman historique. » (Evene.fr)


Pierre MOLINA




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Ecrire un commentaire Commentaires (4)

Gilles Audoy le 31/01/2008
Loin de trouver l'anthropomorphisme ridicule, je trouve ce livre et ce violon très attachants. maintenant je regarderais les violons avec respect et pas seulement pour leurs prix !
jean Diwo est tellement bon écrivain qu'il pasionne même quand on est pas fana de musique !


Gilles Audoy le 31/01/2008
Loin de trouver l'anthropomorphisme ridicule, je trouve ce livre et ce violon très attachants. maintenant je regarderais les violons avec respect et pas seulement pour leurs prix !
jean Diwo est tellement bon écrivain qu'il pasionne même quand on est pas fana de musique !


Marie-Jeanne le 10/06/2008
j'emprunte


Anonyme le 30/05/2009
Anthropomorphisme, oui ; ridicule, non.
Le livre, au-délà du roman - c'est-à-dire de la fiction -, nous montre combien un interprète peut être très proche de son instrument : le seul épisode de la relation entre le violon et les soeurs Milanollo suffit à rendre passionnant le côté quasi fusionnel entre deux êtres que tout opposent. Apparemment seulement. Car tous ces points de connexion entre l'instrument et son "maître" montrent que les deux ne forment qu'un, et que l'un et l'autre sont complémentaires : la qualité intrinsèque de l'instrument ne peut être mise en valeur que par la qualité de celui qui en joue. Ainsi, entre les mains d'un mauvais musicien, le meilleur des violons ne sera qu'un violon parmi d'autres violons. Et le meilleur violoniste qui soit ne pourra tirer qu'un mauvais instrument que ce qu'il peut offrir. Bref, un Stradivarius joué par un Paganini ou un Menuhin multiplie de façon exponentiel leurs qualités respectives.
Et, pour revenir au livre de Diwo, ce côté Piccolo & Saxo est justement assez amusant : les nombreux rapports physiques et physiologiques entre l'instrument et l'Homme sont très touchants et totalement réels. "Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?"
...
Un excellent roman, donc ; un excellent livre de musique ; un excellent Diwo !
A découvrir absolument !!!


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