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BLOGART est un blog qui traite de l’actualité culturelle.
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CHAGRIN D'ECOLE

Posté le 26.01.2008 par blogart
Daniel Pennac - Chagrin d’école.
Gallimard – collection : blanche
305 pages – Prix Renaudot 2007

Daniel Pennac nous offre un livre que bien des « experts » de l’éducation nationale feraient mieux de lire attentivement, voir d’apprendre pas cœur (d’ailleurs, pour un grand nombre c’est probablement fait, du moins je l’espère !).
A en croire Monsieur Pennac, lui-même professeur de lettres et « ancien » cancre, l’apprentissage des enfants en difficulté ne passe pas par des méthodes ministérielles théoriques abstraites et inopérantes, mais plutôt par des méthodes de bon sens, par l’intérêt que portent leurs professeurs à leur métier, par la proximité entre l’élève et son professeur, enfin par l’amour, oui tout simplement l’amour que l’enseignant est capable de donner à ces enfants à la dérive.
Daniel Pennac, met en évidence l’extrême difficulté d’enseigner aujourd’hui (et hier), le talent et l’implication que cela demande, l’énergie intellectuelle (et souvent physique) que requière cette profession. Mais attention, la lecture de cet ouvrage peut donner la vocation.

Alors, que penser de ce livre ? Certains diront que Pennac est parfois suffisant, et semble avoir trouvé la solution universelle, la seule qui vaille. Il n’en reste pas moins que sa démonstration demeure brillante, Pennac est convainquant, il expose des grands principes que bien des enseignants feraient mieux d’appliquer.

Il apparaît évident que l’expérience de cancre de l’auteur lui permet de faire preuve d’une forme « d’anthropomorphisme » en se projetant dans la psychologie de ces enfants parfois aux prises avec des souffrances humaines insoupçonnées. Pennac possède alors une capacité de compréhension que beaucoup d’enseignants ne peuvent pas détenir par manque de vécu (les professeurs ont pour beaucoup été de bons élèves).

Dans ce livre, l’auteur s’attache à un style simple et démonstratif, toujours agréable à lire. Mais pourquoi le prix Renaudot, cet ouvrage est avant tout un récit et non un roman, un prix de l’éduction nationale aurait été plus approprié.

Un livre que je recommande notamment aux cancres, mais là il y a un problème, les cancres n’aiment pas lire (en général)…Comment faire Monsieur Pennac, avez-vous là aussi la solution ?


Présentation de l'éditeur :

« Chagrin d'école », dans la lignée de « Comme un roman », aborde la question de l'école du point de vue de l'élève, et en l'occurrence du mauvais élève. Daniel Pennac, ancien cancre lui-même, étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d'angoisse et de douleur. Le livre mêle les souvenirs autobiographiques et les réflexions sur la pédagogie, sur les dysfonctionnements de l'institution scolaire, sur le rôle des parents et de la famille, sur le jeunisme dévastateur, sur le rôle de la télévision et des modes de communication modernes, sur la soif de savoir et d'apprendre qui, contrairement aux idées reçues, anime les jeunes d'aujourd'hui comme ceux d'hier.

Pour la petite histoire :
Comme il arrive parfois, l'élève Pennacchioni a été “sauvé” de sa “cancrerie” en troisième, par un professeur de français. Celui-ci lui a demandé non une dissertation, mais un roman, que le jeune Daniel livrait, chapitre par chapitre.


Interview de l’auteur : http://www.gallimard.fr/pennac-chagrindecole/


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Pierre MOLINA








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LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON

Posté le 20.01.2008 par blogart
Réalisé par Mike Nichols
Avec Julia Roberts, Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman
Durée : 1h 45min. Année de production : 2007
Titre original : Charlie Wilson's War
La Guerre selon Charlie Wilson est la transposition à l'écran du roman Charlie Wilson's war de George Crile, paru en 2003.



Mieux vaut en rire qu’en pleurer, c’est le parti que le réalisateur inspiré Mike Nichols a pris pour relater cette histoire incroyable, mais vraie.

En rire, parce que cette comédie reste distrayante de bout en bout alors qu’elle raconte des faits historiques graves mais aussi complexes (l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques au début des années 80).
En rire, parce que Mike Nichols, nous montre un Afghanistan ravagé par la guerre, des populations meurtries, déplacées, à la dérive, sous un regard américain (pour ne pas dire occidental), naïf et décidé à marquer l’histoire de l’Amérique sous le sceau de la justice, sauvons les Moudjahidin !
En rire, parce que les relations diplomatiques telles qu’elles sont décrites dans ce film semblent surréalistes (entente entre le Pakistan, Israël et l’Egypte) et pourtant vraies.

Qu’en pleurer, parce que cette incroyable histoire nous montre (s’il fallait encore le démontrer) à quel point nous étions manipulés (l’Amérique combattait l’URSS par l’intermédiaire des Moudjahidin), la guerre n’était donc pas si froide…
Qu’en pleurer, parce qu’il ne suffit pas de gagner une guerre, il faut savoir la terminer en accompagnant financièrement le peuple Afghan pour reconstruire le pays avant qu’il ne replonge.
Qu’en pleurer parce que, malgré l’improbable exploit de Charlie Wilson, cette aventure nous montre à quel point nous sommes à la merci d’individus légers pour ne pas dire puérils ou immatures qui parce qu’ils « ont du cœur » nous sauvent des pires situations, mais qui pour ces mêmes raisons peuvent détruire le monde et nos civilisations.

Malgré cela Mike Nichols réussit l’exploit de nous distraire et de nous instruire en mettant en scène trois acteurs (Julia Roberts, Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman) parfaitement à l’aise dans leur rôle.

Tom Hanks signe là l’un de ses plus grands rôles. Il incarne parfaitement l’Amérique spontanée et généreuse prête à faire le meilleur sans pour autant toujours maîtriser le pire (les fameux dommages collatéraux, les effets pervers de certaines décisions en politique internationale).

Un bon moment de cinéma !


L’histoire :

Au début des années 80, le délégué du Deuxième District du Texas Charlie Wilson était surtout connu à Washington comme un noceur et un bon vivant accumulant conquêtes et scandales. Mais sa personnalité flamboyante dissimulait un sens politique aigu, une solide connaissance de la scène internationale, un patriotisme à toute épreuve et un attachement viscéral aux causes qu'on dit perdues. L'Afghanistan serait son plus beau combat...
Charlie avait parmi ses relations la richissime Joanne Herring, anticommuniste fervente qui visait rien moins que la chute de l'empire soviétique. Trouvant trop timide la réaction américaine à l'invasion de l'Afghanistan, elle persuada Wilson de la nécessité de porter secours aux Moudjahidin. Charlie enrôla pour cette mission l'agent de la CIA Gust Avrakotos, un battant d'origine modeste snobé par la hiérarchie et qui brûlait d'en découdre avec les Russes.
Usant de charme et de diplomatie, Charlie, Joanne et Gust réussirent à nouer la plus improbable des alliances secrètes entre le Pakistan, Israël et l'Égypte, et à motiver la commission de la Défense pour allouer les fonds nécessaires et faire parvenir aux Combattants de la Liberté les armes qui leur permettraient de lutter contre l'envahisseur...

Site officiel du film :
http://www.charliewilsonswar.net/site.html

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Pierre MOLINA

ROMAN DE GARE

Posté le 14.01.2008 par blogart
Roman de gare - Claude Lelouch
Réalisé en 2006 par Claude Lelouch sous le pseudonyme d'Hervé Picard.
Avec Dominique Pinon, Fanny Ardant et Audrey Dana.
Lors de l'édition 2007 du Festival de Cannes, le film sera sélectionné en honneur à son réalisateur pour toutes ses années de réalisation.



Mon expérience des films de Claude Lelouch était disons le, désastreuse.
La manière de faire jouer ses acteurs, les histoires souvent trop alambiquées, inutilement complexes, son incapacité (pour ma part) à nous faire passer un message simple sans fioritures superficielles, était l’accablante image que j’avais de ce réalisateur.

Et pourtant ! Lelouch signe ici un film qu’un François Truffaut aurait admiré.

Pierre Murat de Télérama résume bien cela en disant : « Débarrassé […] de sa prétention à vouloir refléter la complexité du monde, ce mauvais philosophe est redevenu un bon conteur. […] ».

Claude Lelouch se lance dans une histoire compliquée. On commence par la fin, les situations nous amènent à de fausses pistes… Encore du Lelouch, pensais-je…

Très rapidement j’ai du revoir mon jugement, l’utile complexité de ce film amène de l’intérêt à l’histoire. Le scénario parfaitement « ficelé » reste linéaire et remarquablement intelligible. Le film devient palpitant son suspens est toujours soutenu, les rebondissements parfaitement maitrisés, sans parler du jeu des acteurs, notamment celui de Dominique Pinon, exceptionnel. Un super polar !

Bravo Monsieur Lelouch !

Si comme moi vous aviez des doutes sur le talent de Claude Lelouch, courez louer le DVD vous ne serez pas déçu.

Bande-annonce :

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Pierre MOLINA

L'OBSESSION VINCI

Posté le 11.01.2008 par blogart
Sophie Chauveau - L’obsession Vinci.
Télémaque – 433 pages - 2007


L’obsession Vinci porte bien son nom car depuis la lecture de ce roman, je l’ai, l’obsession Vinci. Je cherche d’autres ouvrages à lire sur ce génie, je retourne au Louvres pour redécouvrir Monalisa, je surfe sur le web pour rechercher ses œuvres, enfin bref, il m’obsède.
Le phénomène était apparu pour Lippi, mais là, j’étais plutôt passionné, rien à voir avec l’obsession. Pour Botticelli, effectivement ça a marché, les rêves sont apparus.

Vous l’avez compris, cette trilogie «Le siècle de Florence» est une réussite incontestable.
Pour ma part, le troisième volume («L’obsession Vinci ») est le meilleur d’entre eux. Quoique, « Le rêve Botticelli » était bien aussi, et Lippi m’a vraiment plu. Alors, pour faire un peu d’humour, on dira plutôt que ce dernier volume est l’un des trois meilleurs. Il est d’autant plus appréciable que les deux premiers volumes (remarquables au demeurant) ont été lus. Un conseil donc, lisez les tous, chronologiquement de Lippi à Vinci en passant par Botticelli !

Mais revenons à Léonard. Ce troisième volet nous le fait découvrir. Son art, son génie (ça on connaît un peu) mais surtout sa personnalité, ses mœurs, ses relations détestables avec son père et Michel Ange, sa manie de ne rien terminer (même pas la Joconde…).

On ne découvre pas Léonard comme un génie sévère, ami des rois italiens et de François 1ier, mais un personnage totalement fantasque, inventif, imaginatif et ingénieux et surtout joyeux, sensible, artiste à l’extrême.
Sophie Chauveau ne s’arrête pas au peintre, son roman est d’abord un hommage à l’homme qu’il fut de l’enfance à sa mort, indispensable à l’humanité.

L’auteur nous dévoile une œuvre captivante par ses multiples aspects (peinture, sculpture, architecture, mise en scène, musique, fabrication d’armes de guerre, génie civil…), mais aussi une personnalité attachante, obsédante…

Madame Chauveau, même si vous ne l’aimez pas trop, à quand une « passion Michel Ange », un « Rêve Raphaël » ou même un « obsédant Caravage » ! Pourquoi pas, j’en rêve, c’est une passion obsédante.



L’Histoire :

Florence 1476

Leonardo di ser Piero da Vinci, 24 ans, sort littéralement brisé d'un affrontement sanglant avec son père. En quelques semaines, il se reconstruit et se choisit un destin inouï, unique qui marquera la Renaissance et l'histoire de l'humanisme.

Mais qui est véritablement Léonard de Vinci ?
On connaît l'inventeur virtuose, le scientifique précurseur, fasciné par les mécanismes du corps humain ou les tourbillons de l'eau, le peintre et le sculpteur de génie... mais l'homme, son intimité, les ressorts de son inépuisable créativité ?
Des bas-fonds de Florence à la forteresse de Ludovic Le More à Milan, des campagnes guerrières de César Borgia à la cour de François Ier, jeune roi passionné qui le choisit pour père d'adoption, Léonard dissimule.
Quelle obsession profonde le pousse à séduire tous ceux qui l'approchent ?
Pourquoi cette frénésie de tout connaître, tout explorer, tout essayer, pour toujours tout abandonner, sauf ceux qu'il aime ?

Sa ville, Florence, le boude. Rome le rejette, mais fait un triomphe à Raphaël. Venise se méfie de lui... Pourquoi ? Quelles sont ses relations avec ses pairs et surtout son alter ego Botticelli, le maître de la mélancolie ?


Pierre MOLINA


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UN HOMME

Posté le 05.01.2008 par blogart
Philip Roth - Un homme
Gallimard - 160 pages - 2007

Pour son vingt-septième roman, Philip Roth aborde un thème on ne peut plus difficile à traiter de manière originale, la vie banale d’un homme « banal ».

La qualité exceptionnelle de ce roman ne tient donc pas de son histoire mais de la force du style de Philip Roth.
Un homme au terme de sa vie, analyse avec une prodigieuse lucidité la précarité de son existence (de notre existence).
Cette précarité, soulignée par la maladie, ses souffrances physiques et psychiques, celles de ses amis, des membres de sa famille qui vieillissent eux aussi, nous est relatée dans un style totalement épuré, bouleversant de simplicité et de vérité.
Avant de mourir, il se retourne et fait le bilan. Comme nous tous, il aurait aimé être ce qu’il n’a pas été, il a fait des erreurs et ne peut les réparer, jugé pas ses premiers enfants et adoré par la dernière, la vie est ainsi faite et c’est comme ça, on y peut rien…
Ce roman n’est pas amer ni haineux ou plein de regrets (cette approche aurait été trop simpliste pour Philip Roth), il est tous simplement fort, sincère et émouvant.

A lire dans la force de l’âge, pessimistes s’abstenir, je plaisante mais qu’en même…


L’histoire :

Un homme. Un homme parmi d'autres. Le destin du personnage de Philip Roth est retracé depuis sa première et terrible confrontation avec la mort sur les plages idylliques de son enfance jusque dans son vieil âge, quand le déchire la vision de la déchéance de ses contemporains et que ses propres maux physiques l'accablent. Entre-temps, publicitaire à succès dans une agence à New York, il aura connu épreuves familiales et satisfactions professionnelles. D'un premier mariage, il a eu deux fils qui le méprisent et, d'un second, une fille qui l'adore. Il est le frère bien-aimé d'un homme sympathique, dont la santé vigoureuse lui inspire amertume et envie, et l'ex-mari de trois femmes, très différentes, qu'il a entraînées dans des mariages chaotiques. En fin de compte, c'est un homme qui est devenu ce qu'il ne voulait pas être.


Pierre MOLINA


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MICHEL-ANGE ET LA CHAPELLE DU PAPE

Posté le 23.12.2007 par blogart
Ross King - Michel-Ange et la chapelle du pape.
L’Archipel – 327 pages - 2002


Etant donné l’existence d’autres ouvrages, pour ma part plus complets, fallait-il attribuer au roman de Ross King un ou deux soleils (Trois soleils devant resté exceptionnel) ? Mon jugement s’est arrêté sur un seul. Il fallait faire un arbitrage et hiérarchiser mes préférences entre ce très plaisant roman et les remarquables livres de Jean Diwo et Irving Stone, traitant du même sujet (ou presque : La vie de Michel-Ange) dont vous trouverez les références à la fin de cette article.

Ross King nous raconte une brève (mais très importante) période de la vie trépidante de Michel-Ange (Michelangelo Buonarroti 1475 -1564).
Ces quatre années (1508 -1512) vont marquer un tournant dans l’histoire artistique de l’humanité. Le pape Jules II commande à l’artiste la décoration de la voûte de la Chapelle Sixtine.
C’est la naissance du maniérisme, courant artistique qui marquera la renaissance.
Ce roman nous décrit les difficultés techniques que rencontre l’artiste pour réaliser ce chef d’œuvre, techniques complexes de la fresque : « a secco », « buon fresco »…

Parfaitement documenté ce livre est donc essentiellement tourné vers la description des procédés picturaux employés pour réaliser la voûte de la chapelle.
Malgré cela, Ross King conserve un style romanesque et évite de tomber dans un descriptif rébarbatif réservé à des initiés.

Parallèlement au chantier artistique de Michel-Ange, l’auteur nous relate le contexte historique, les fréquentes guerres entre Jules II et Louis XII, les confrontations (souvent financières) entre le pape et l’artiste (Jules II et Michel-Ange ayant tous deux de fortes personnalités…), les rivalités parfois très vives entre les artistes de cette époque (Bramante, Vinci, Raphaël…).

Ce roman permet d’appréhender l’inimaginable performance humaine que représente la réalisation des fresques de la voûte de la chapelle Sixtine (le jugement dernier sera réalisé bien plus tard à la demande de Léon X en 1537).

Au-delà de la qualité de ce livre, il apparait judicieux, pour ceux qui connaissent encore mal la vie et l’œuvre de l’artiste, de commencer par deux ouvrages incontournables sur la vie et l’œuvre de Michel-Ange :

« La vie ardente de Michel-Ange » – Irving STONE – Plon, 1960.
« Au temps où la Joconde parlait » - Jean DIWO – J’ai lu 3443, 1992.

Le premier ouvrage relate la vie de Michel-Ange alors que le second retrace la période de la renaissance Italienne, Michel-Ange en étant l’un des principaux protagonistes.

En outre, les lecteurs qui ont déjà lu ces deux livres pourront alors profiter du roman de Ross King pour approfondir leur connaissance sur Michel-Ange.

Un roman qui donne envie de retourner à Rome !



Pour une visite de la Chapelle Sixtine nous vous recommandons l’adresse suivante :
http://mv.vatican.va/5_FR/pages/CSN/CSN_Main.html



Pierre MOLINA

BOULEVARD DE LA MORT

Posté le 16.12.2007 par blogart
Boulevard de la mort - de Quentin Tarantino
Avec Kurt Russell, Rose McGowan, Zoe Bell
Etat-Unis - 2007 (un film Grind House)
Compétition officielle - Festival de Cannes 2007.

Du grand Tarantino comme on l’aime. Encore faut-il l’aimer.
Tarantino signe là un film qui repose sur l’esthétisme de l’image, l’originalité des couleurs, des cadrages et de la mise en scène. Le scénario n’y est pour rien, il est vide d’intérêt, mais il est clair que l’auteur en est conscient voir le souhaite (il rend ici un « hommage » aux séries B des années 70). .

Sur certains aspects, ce film peut rappeler le chef d’œuvre de Spielberg « Duel » : la route, le thème (la violence routière), le suspens… mais les comparaisons s’arrêtent là.

L’histoire est très simple, voir simpliste. Dans les années 70, aux Etats-Unis, un cascadeur cinglé s’amuse à tuer les jeunes filles qu’il rencontre sur la route en utilisant sa « voiture » préparée pour les cascades cinématographiques. La manière de les tuer constitue l’une des originalités du film.

Tarantino traite l’image comme une BD. L’esthétisme qui en découle donne à la violence un réalisme confondant et pourtant extraordinairement artistique (le sang est rouge comme dans Kill Bill, un rouge Tarantino, comme le bleu Klein).

Ce film ne se prend pas au sérieux et c’est tant mieux sinon il serait très critiquable. Tarantino s’amuse, ça se voit et son génie aussi.

Certains comme votre serviteur adoreront ce film, d’autres ne le supporteront pas (creux, trop violant, ennuyeux…)
Si vous avez vu « boulevard de la mort » faites-nous part de vos commentaires, votre point de vue mérite d’être confronté au notre.

Bonde-annonce :

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Pierre MOLINA

DANS LE CAFE DE LA JEUNESSE PERDUE

Posté le 09.12.2007 par blogart
Patrick Modiano - Dans le café de la jeunesse perdue.
Gallimard – 149 pages


[…] « Je sentais sa présence sur ce boulevard dont les lumières brillaient comme des signaux, sans que je puisse très bien les déchiffrer et sans savoir du fond de quelles années ils m’étaient adressés. Et elles me semblaient encore plus vives, ces lumières, à cause de la pénombre du terre-plein. A la fois vives et lointaines. » […]

A mi chemin entre le roman et le poème en prose, Patrick Modiano signe là une magnifique histoire où la nostalgie prédomine.

Une jeune femme, Youki, entre au café de Condé près du théâtre de l’Odéon. Café, où, dans les années 60, le Paris intellectuel se retrouve.
Youki, alias Jacqueline Delanque est mystérieuse, un peu perdue.
Modiano nous raconte son histoire à travers quatre personnages. Un étudiant de l’école des Mines qui se souvient de Youki alors quelle venait au Condé, Caisley, un ancien des RG qui enquête sur sa vie (Youki a disparu après avoir vécu avec Jean-Pierre Choureau un homme qui habite Neuilly). Puis Jacqueline raconte sa vie, ses fugues d’adolescente sur les pentes de Montmartre, le boulevard de Clichy. Enfin Roland, l’amant de Youki, se rappelle de ses flâneries parisiennes en couple, de Guy de Veer, un intellectuel charismatique qui marqua leur vie, et de ce qui est advenu de Jacqueline Delanque, Youki…

Si vous êtes parisien (ou parisienne) de souche, ce roman sera d’autant plus imprégnant. Modiano décrit le Paris qu’il aime ou plutôt qu’il a aimé. Le quartier latin sans boutique de luxe, celui des écrivains, des intellectuels, celui qui a fait connaître Paris. Ce Paris a disparu, Modiano se rappelle et nous émeut.

Un livre à lire d’une traite si possible dans un café près de l’Odéon ou du lycée Jules Ferry.

Retrouvez Patrick Modiano qui en parle : http://www.gallimard.fr/catalog/videos/01061346.HTM

Pierre MOLINA


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Posté par fbmarin le 28.01.2008
La musique rétro et nostalgique de Modiano, comme une rengaine. Pas d’étoile jaune ici, mais comme d’habitude la peur de vivre, la mort comme cachet d’aspirine. Un Modiano de plus, ni meilleur ni pire, un plaisir de le lire teinté du doute de se laisser avoir par cette délicieuse brume qui entoure ses histoires.

Posté sur http://lesbouquinsdemaman.free.fr

MOI, MILANOLLO FILS DE STRADIVARIUS

Posté le 02.12.2007 par blogart
Jean Diwo - Moi, Milanollo fils de Stradivarius
Flammarion – Broché – 389 pages

Critiquer un Diwo est une mission délicate, tant mon admiration est grande pour cet auteur prolifique qui a fréquemment bercé mes journées de lecture.
Ainsi, entre l’annonce de la parution du nouvel ouvrage et ma visite chez mon libraire, il ne s’est passé que quelques heures, jours enfin peu de temps...
Pour ceux qui ne connaissent pas encore Monsieur Diwo, il est l’auteur de plusieurs « best-sellers» que je recommande au terme de cet article.

Le récit raconte l’histoire du célèbre violon : le Milanollo (du nom de l’un(e) des interprètes, Teresa Milanollo l’ayant joué au XIXème siècle) « né » en 1728 à Crémone chez le célébrissime luthier Stradivarius. Jean Diwo retrace la vie de l’instrument, de la cours de Kothen (où Jean-Sébastien Bach le jouera et composera avec lui ses célèbres Sonates et Partita), jusqu’à, de nos jours, Pierre Amoyal, violoniste virtuose, actuel « propriétaire » de l’instrument.

De prime abord, l’idée d’un récit de la vie de cet instrument d’exception est séduisante. Jean Diwo avait deux possibilités : Raconter l’histoire de ce violon à travers les voix des personnages illustres qui l’ont côtoyé (La Pompadour, Marie-Antoinette, mais aussi Viotti, Paganini, Christian Ferras ou Etienne Vatelot…), ou bien, faire parler le violon.
L’auteur a choisi, selon moi, la manière la plus originale, mais aussi la plus complexe, faire parler l’instrument comme un humain. L’exercice était périlleux, il fallait le faire ! Pour ma part, l’effet rendu est décevant et parfois ridicule.
Il y a de temps à autre des cotés Piccolo et Saxo assez déroutants. Victime d’anthropomorphisme, Jean Diwo prête à l’instrument des sentiments humains souvent risibles.

Mais au-delà de cet aspect parfois agaçant, il faut reconnaître que l’auteur nous fait partager des moments forts intéressants et nous donne l’occasion de mieux connaître des compositeurs, tel que Viotti, aujourd’hui moins connus mais qui en leur temps avaient marqué leur époque.
Autre aspect passionnant pour les lecteurs qui ne connaissent la lutherie qu’à travers Stradivarius, Jean Diwo nous parlent des autres grands maitres non moins talentueux (Amati, Guarnerius del Gesù, Jacob Stainer ou Vuillaume).

Ce livre est donc, comme très souvent chez Jean Diwo, une source d’informations et de culture. Son style est toujours fluide, léger, agréable à lire.
Mais s’il fallait choisir entre deux Diwo racontant Stradivarius, je recommande alors très vivement son roman « Les violons du roi », l’un des meilleurs de l’auteur, passionnant de bout en bout.

Mon verdict : pourquoi pas « Moi, Milanollo fils de Stradivarius » en tout cas surement « Les violons du roi ».

De cet auteur je recommande :
« Les Dames du Faubourg », 3 tomes, Folio n°1834, 2062, 2280.
« Les violons du roi », Denoël, 1990 ; Folio n°2374, Gallimard.
« Au temps ou la Joconde parlait », Flammarion, 1992 ; J’ai lu n°3443.


« Journaliste, grand reporter à Paris Match, fondateur et directeur de Télé 7 jours, Jean Diwo a abandonné la presse pour la littérature. Auteur de nombreux best-sellers dont « Les Dames du faubourg », « Les Violons du Roi », « Au temps où la Joconde parlait », « Les Dîners de Calpurnia », ou le dernier en date (avant celui-ci) « 249, faubourg Saint-Antoine », Jean Diwo s'est affirmé comme un maître incontesté du roman historique. » (Evene.fr)


Pierre MOLINA


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Vos commentaires:

Un violon attachant
Posté par Gilles Audoy le 31.01.2008
Loin de trouver l'anthropomorphisme ridicule, je trouve ce livre et ce violon très attachants. maintenant je regarderais les violons avec respect et pas seulement pour leurs prix !
jean Diwo est tellement bon écrivain qu'il pasionne même quand on est pas fana de musique !

LA SAGA DES MEDICIS

Posté le 25.11.2007 par blogart
Sarah Frydman La saga des Médicis
Le Livre de Poche – 3 Tomes : Contessina, Le lys de Florence, Lorenzo ou la fin des Médicis.

Un bon roman historique. Pour les lecteurs qui souhaitent aborder rapidement la renaissance italienne et non à travers des essais ou même certains ouvrages romanesques plus érudits.

Pierre MOLINA
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