Posté le 28/06/2009 à 11:02 par blogart
DIVA COMEDIE - Ecrit et mis en scène de Stéphane Rugraff
Avec Sandra Zeltzer et Stéphane Rugraff
THEATRE MENILMONTANT
15 RUE DU RETRAIT
75020 PARIS - METRO : GAMBETTA
L'Estival de Ménilmontant - 3ème édition
Du 15 au 19 juillet 2009
BLOGART souhaite parrainer de jeunes artistes de talent.
Dans le cadre de son parrainage Blogart vous propose de bénéficier du tarif réduit en téléchargeant puis en imprimant le coupon de réduction et en le présentant à l’accueil du théâtre le soir de la représentation.
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Tarif réduit : 15€ / Tarif normal : 20 €
Stéphane Rugraff jeune metteur en scène et écrivain avait déjà signé deux autres spectacles critiqués et recommandés sur Blogart :
L’excellent et hilarant « SINGULIERS / PLURIELS » :
Voir critique et vidéos :
http://blogart.centerblog.net/5872770-SINGULIERS--PLURIELS
Et un remarquable « MEDECIN MALGRE LUI »
Voir critique :
http://blogart.centerblog.net/4010116-LE-MEDECIN-MALGRE-LUI-
Aujourd’hui Stéphane Rugraff revient avec un spectacle original DIVA COMEDIE :
DIVA COMEDIE :
Qu’est-ce ? :
Diva comédie est un spectacle lyrique et théâtral, il s’agit d’une histoire racontée du début jusqu’à la fin ponctuée d’air d’opéra.
Le genre : C’est un genre particulier, unique que l’on peut définir comme : « comédie théâtrale-lyrique ».
Sur un texte enlevé, drôle et vivant, on rit beaucoup et l’on frisonne de bonheur à l’écoute des airs d’opéra.
L’histoire : Une nuit, une femme qu’il n’a jamais vue auparavant, jamais même croisée, vient chanter dans son rêve. Souvenir inoubliable ! Le plus extraordinaire c’est que le lendemain, il l’a croise à nouveau mais cette fois-ci en chair et en os. Coïncidence ? Hasard heureux ? Pourtant il n’ose pas aller à sa rencontre et lui parler. Par la suite, elle reviendra toutes les nuits le visiter dans ses rêves. Elle chante, seul moyen pour elle de communiquer avec lui et de lui délivrer un message. Que lui veut-elle ? Et quel est ce mystère qui l’entoure ?
C'est ce qu'il cherche à découvrir, au travers une quête ludique, pleine d'humour sur des airs de Mozart, Haendel, Puccini, Verdi et bien d'autres encore.
La durée : Le spectacle dure environ 1h15.
Les interprètes :
Sandra Zeltzer est une artiste lyrique internationale. Elle a chanté sur les plus grandes scènes telles que l’Opéra National de Londres, Covent Garden, l’Opéra-Comique à Paris, l’Opéra National du Rhin ou l’Opéra Zuid au Pays bas. Elle participe à de nombreux festivals prestigieux comme les festivals internationaux de Glyndebourne, de Spoleto et de Nouvelle-Zélande. Elle donne des concerts à travers l’Europe et aux Etats-Unis où elle chante avec les plus grands interprètes tels que Placido Domingo, Renée Fleming et Simon Keenlyside.
Stéphane Rugraff est auteur, metteur en scène et comédien. Grâce à cette triple casquette, il a crée de nombreux spectacles sur Paris mais aussi en France et en Europe. Il a travaillé avec Georges Wilson, Jean-Claude Dreyfus, Catherine Jacob, Pierre Arditi, Henri Guybet et Claude Jade entre autres. Il a abordé des textes classiques tels que Molière, Racine, Corneille, Beaumarchais, Labiche, Feydeau, Guitry mais aussi des textes plus contemporains comme Ribes, Horovitz, Dubillard. Son dernier spectacle « Singuliers-Pluriels » écrit en collaboration avec Jean-Michel Ribes et Jean-Marie Besset s’est joué sur Paris et en province durant l’année 2008-2009.
Les plus : Ce spectacle est original car il fait cohabiter la comédie et le lyrique. La qualité de ses interprètes donne aux spectateurs un moment inoubliable, à la fois drôle et riche en émotions.
Ce spectacle se joue dans le cadre de l’Estival de Ménilmontant (3ème édition) au théâtre de Ménilmontant, 15 rue du retrait 75020 Paris les
15, 16, 17, 18 juillet à 20h30 et le 19 juillet à 17h.
Dans le cadre de son parrainage Blogart vous propose de bénéficier du tarif réduit en imprimant cet article et en le présentant à l’accueil du théâtre le soir de la représentation.
Très bon spectacle !
Et vous, qu’en pensez-vous ? Votre avis nous intéresse.
Selon leurs pertinences, vos commentaires sont susceptibles d’être publiés à la suite de cet article (nous nous réservons le droit de les publier ou pas).
Pierre MOLINA
Posté le 28/06/2009 à 10:55 par blogart
Yves-Alexandre Thalmann / Illustration Jean Augagneur
Petit cahier d’exercices d’entraînement au bonheur
Jouvence éditions – 2009 – 63 Pages
« Quand on n’a pas ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on a. » - Serge Gainsbourg
A méditer !
Et celle là aussi (pour les bons en math) :
L’équation de bonheur : "Bonheur = Satisfaction / Désirs"
Ce qu’il faut en déduire : « On peut augmenter son bonheur en accroissant le nombre des ses satisfactions (mode occidentale), mais aussi en diminuant la quantité des ses désirs (voie orientale).»
Ça laisse penseur non !?
Dans ces temps de crise où le bonheur se fait parfois plus rare, ce petit cahier est un « livrecament » (ou livre médicament à l’instar des alicaments pour les aliments) pour les dépressifs mais aussi les autres qui feraient bien de remettre en cause de temps en temps le mode de vie occidentale, souvent source de stress et de perte de vue du bonheur, à défaut d’aller le chercher là où il se trouve, c'est-à-dire à côté de nous.
Vous l’avez compris, ce mode d’emploi du bonheur vous aidera à trouver celui-ci quand vous l’avez perdu de vue. Alors évidemment il n’est pas la solution à tous les malheurs, mais bon, il peut remettre certains sur les rails.
Des exercices (très simples rassurez-vous) sont prévus pour concrétiser l’apprentissage.
Ce cahier d’exercices vous propose un mode de vie, un mode d’emploi des réflexes à acquérir ou à retrouver pour voir la vie en rose.
Ce petit livre sans prétention, est d’abord très intelligent, pertinent et bourré de bon sens.
Joyeuse lecture !
Pierre MOLINA
Posté le 21/06/2009 à 19:41 par blogart
Philippe Claudel – La rapport de Brodeck
Roman Stock / Le livre de poche – 2009 – 375 Pages
Avec ce remarquable roman, Philippe Claudel a reçu le prix Goncourt des lycéens en 2008.
Un roman grave par le sujet ou plutôt les sujets abordés. L’incompréhension et l’intolérance envers l’autre, l’étranger, celui qui un jour arrive dans un petit village de l’Est de la France.
Personne ne le connait, alors il est suspect. Au début on le tolère, puis il devient inquiétant alors d’un commun accord on le tue.
Brodeck est juif, il sera déporté séparé de sa femme, de sa famille, durant les années noires de l’holocauste.
Philippe Claudel tel Primo Levi nous décrit l’indicible des camps d’extermination, des conditions de déportation, de la « vie » de déportés et de Brodeck le chien d’un nazi dans les camps de la mort. Le chien oui, il marchera à quatre pattes, en laisse, et dormira dans une niche… l’humiliation est à son comble, mais l’homme, Brodeck, survivra.
Brodeck revient dans son village il est le lettré car il est le seul à avoir fait quelques études avant la guerre. Alors, logiquement, le maire le désigne pour rédiger un rapport qui expliquera pour l’administration les circonstances de la mort de l’étranger.
L’intolérance des villageois, l’intolérance Nazi, l’intolérance de l’homme, voilà le maitre mot de ce roman exceptionnel.
D’un style remarquable, ce roman est fort, il ne laisse pas intact, notamment pour ma part, pour les descriptions effrayantes de la vie dans les camps.
A lire absolument !
Résumé du Roman
Le métier de Brodeck n’est pas de raconter des histoires. Son activité consiste à établir de brèves notices sur l’état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudra beaucoup de temps pour que la situation s’améliore.
« On ne te demande pas un roman, c’est Rudi Gott, le maréchal-ferrant du village qui a parlé, tu diras les choses, c’est tout, comme pour un de tes rapports. »
Brodeck accepte. Au moins d’essayer. Comme dans ses rapports, donc, puisqu’il ne sait pas s’exprimer autrement. Mais pour cela, prévient-il, il faut que tout le monde soit d’accord, tout le village, tous les hameaux alentour. Brodeck est consciencieux à l’extrême, il ne veut rien cacher de ce qu’il a vu, il veut retrouver la vérité qu’il ne connait pas encore. Même si elle n’est pas bonne à entendre.
« A quoi cela te servirait-il Brodeck ? s’insurge le maire du village. N’as-tu pas eu ton lot de morts à la guerre ? Qu’est-ce qui ressemble plus à un mort qu’un autre mort, tu peux me le dire ? Tu dois consigner les événements, ne rien oublier, mais tu ne dois pas non plus ajouter de détails inutiles. Souviens-toi que tu seras lu par des gens qui occupent des postes très importants à la capitale. Oui, tu seras lu même si je sens que tu en doutes... » Brodeck a écouté la mise en garde du maire.
Ne pas s’éloigner du chemin, ne pas chercher ce qui n’existe pas ou ce qui n’existe plus. Pourtant, Brodeck fera exactement le contraire
Interview de Philippe Claudel, Prix Goncourt des lycéens :
Philippe Claudel parle aux lycéens du "Rapport de Brodeck" :
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Pierre MOLINA
Posté le 07/06/2009 à 19:55 par blogart
EXPOSITION KANDINSKY
Paris, Centre Pompidou - du 8 avril - 10 août 2009
Même Barack Obama est allé à cette exposition ce matin le jour ou je vous écris cet article, ce n’est pas peu dire qu’en même !
Trêve de plaisanterie, voilà une exposition vraiment superbe. Au-delà des œuvres présentées toutes (où la plupart….) plus belles les unes que les autres, c’est aussi le grand nombre de toiles qui étonne.
L’exposition retrace l’ensemble de l’œuvre de Kandinski. Des peintures abstraites de jeunesse, aux œuvres souvent plus connues où la géométrie devient centrale dans la démarche du peintre.
Comme toujours chez Kandinsky ce qui frappe ce sont les incroyables jeux de couleurs mais aussi les équilibres subtiles des compositions. Cet équilibre repose sur un génial arbitrage entre la fantaisie poétique et la surprenante rigueur de construction des peintures. L’équilibre dans le « chaos » poétique !
Un audioguide est proposé.
Génial, superbe, faites comme Obama, allez-y !
Pour ceux qui ne connaissent pas encore le centre Pompidou, profitez-en pour admirer probablement le plus beau panorama de Paris.
Parallèlement à l’exposition Kandinsky vous avez (pour le même prix) la possibilité de visiter l’exposition Alexander Calder jusqu’au 20 juillet 2009.
Pour le plaisir :
Vassily-Kandinsky :
Repère : (source wikipédia) :
Considéré comme l’un des artistes les plus importants du XXe siècle aux côtés notamment de Picasso et de Matisse, il est le fondateur de l'art abstrait : il est généralement considéré comme étant l’auteur de la première œuvre non figurative de l’histoire de l’art moderne, une aquarelle de 1910 qui sera dite "abstraite". […]
Kandinsky est né à Moscou mais il passe son enfance à Odessa. Il s'inscrit à l’Université de Moscou et choisit le droit et l’économie. Il décide de commencer des études de peinture […] à l’âge de 30 ans.
En 1896 il s’installe à Munich où il étudie à l’Académie des Beaux-Arts. Il retourne à Moscou en 1918 après la révolution russe. En conflit avec les théories officielles de l’art, il retourne en Allemagne en 1921. Il y enseigne au Bauhaus à partir de 1922 jusqu’à sa fermeture par les nazis en 1933. Il émigre alors en France et y vit le reste de sa vie, acquérant la nationalité française en 1939. Il s'éteint à Neuilly-sur-Seine en 1944, laissant derrière lui une œuvre abondante.
Pour aller plus loin :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wassily_Kandinsky#cite_note-10
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Pierre MOLINA
Posté le 01/06/2009 à 18:51 par blogart
Jean Teulé – Mangez-le si vous voulez
Julliard – 2009 – 130 Pages
Mardi 16 août 1870, à Hautefaye, petit village du Périgord. Alain de Monéys se rend à la foire locale pour régler quelques affaires courantes. Deux heures après son arrivée, il sera mort brulé vif sur un bucher après avoir été torturé et lynché par une foule devenue animale et sauvage. Fait d'autant plus tragique qu'il est véritable...
Il est difficile de dire quel bon livre ! Car là n’est pas le propos. La note de deux étoiles attribuée à ce récit rend compte de la qualité du style comme toujours chez Jean Teulé, mais aussi de l’intérêt de cette histoire invraisemblable. Comment des hommes peuvent ils devenir si bestiaux dans des circonstances déterminées ? Le récit ne l’explique pas, il relate les faits avec une grande précision. Le procès rend la justice (le lundi 6 février 1871, à 8h31 à Hautefaye, quatre des vingt et une personnes condamnées pour l'assassinat d'Alain de Moneys d'Ordières, sont guillotinées) mais n’explique en rien les raisons du meurtre collectif. La défaite de 1870 contre les prussiens, la pauvreté et l’exaspération des paysans français en cette période de sècheresse (Aout 1870) procurent des circonstances pouvant donner quelques éléments d’explication mais l’essentiel reste inconcevable. Sans aucune raison, 600 paysans s’acharnent contre un homme et vont jusqu’à manger des parties de son corps après l’avoir brulé, effrayant non !
La précision des faits relatés, le talent des descriptions des scènes de torture du malheureux de Monéys nous montrent un Jean Teulé parfaitement à l’aise dans ce récit, toujours truculent et d’un humour plus noir que jamais. Déjà avec ces deux derniers romans « Je, François Villon » et « Le Montespan » (critiqués sur Blogart) on savait Jean Teulé friand de ce type de situation.
Ce livre est clairement violent d’autant plus que ça n’est pas une fiction. Il n’en reste pas moins que l’auteur raconte cette horrible histoire avec un talent qui nous mène de bout en bout de ce livre en quelques heures si on a le cœur bien accroché.
Affreux mais passionnant !
Du même auteur sur Blogart :
Je, François Villon :
http://blogart.centerblog.net/3215544-JE--FRANCOIS-VILLON
Le Montespan :
http://blogart.centerblog.net/5481313-LE-MONTESPAN
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Pierre MOLINA
Posté le 18/05/2009 à 19:22 par blogart
Date de sortie : 13 Mai 2009
Réalisé par Niels Arden Oplev
Avec Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Lena Endre
Film suédois, danois. Genre : Thriller
Durée : 2h 32min. Année de production : 2008
Alors évidemment, comme souvent, le livre est meilleur. Mais il n’en reste pas moins que le film est loin d’être mauvais. Parfaitement rythmé on ne s’ennuie jamais.
Niels Arden Oplev est resté très proche du récit. Parfois, certains diront, trop peut-être. Le tome 1 de la trilogie (dont le film est tiré) étant conséquent, le réalisateur se doit d’arbitrer entre l’histoire et les descriptions psychologiques des personnages (fort complexes mais passionnantes dans le livre) pourtant essentielles à la qualité du roman. Pour des raisons évidentes de durée, le choix s’est porté sur l’histoire au demeurant passionnante.
Le lifting du roman a permis à Niels Arden Oplev de rendre le scénario intelligible pour un spectateur assidu, car, disons le, sans avoir lu le livre, certains aspects du récit peuvent apparaître obscurs.
Le roman de Stieg Larsson ne se limite pas, et c’est ce qui en fait le charme, à sa seule intrigue, c’est aussi, comme nous l’avons dit, une description psychologique des personnages très complète (qui perdure dans les tomes 2 et 3), une atmosphère de Stockholm fort bien ressentie et une richesse surprenante des dialogues entre les nombreux personnages. Ces aspects sont hélas résumés à l’extrême dans le film.
Alors pour les fans du livre allez-y ! C’est un bon moment à passer, toutefois pour les autres, je recommande vivement de lire le roman qui reste irremplaçable.
La critique Blogart de la trilogie Millenium :
http://blogart.centerblog.net/6555661-MILLENIUM-Tome-I-II-III
Synopsis :
Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier. Mais Henrik Vanger, grande figure de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur un meurtre non élucidé, celui d'Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l'âge de seize ans. Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que La famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets. Dans le cadre de son enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans qui possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables. Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer...
Site officiel du film :
http://www.millenium-lefilm.fr/
Millénium - Bande Annonce du Film VO
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Pierre MOLINA
Posté le 10/05/2009 à 12:00 par blogart
Pierre Combescot – Pour le plaisir et ma délectation charnelle
Grasset – 2009 – 189 Pages
Voilà une excellente biographie d’un personnage, il est vrai tristement fascinant, de l’histoire.
Ami de Jeanne d’Arc et Maréchal de France, Gilles de Rais participera avec son amie Jeanne qu’il admire tant au siège d’Orléans entre octobre 1428 et mai 1429 date ou les Anglais battent enfin en retraite.
Ce livre ne s’arrête évidemment pas à ces faits historiques pourtant marquant pour le chevalier de Rais. Combescot, avec un style remarquable de précision dans le vocabulaire choisi, toujours très efficace, met en évidence la violence inconcevable de nos jours des chevaliers de l’époque.
Gilles de Rais nait dans un milieu que l’on qualifierait aujourd’hui d’hyper violent. Sa famille de haut rang : Père, grand père, oncle mais aussi ses amis sont pour la plupart assoiffés de sang et de combats. Gilles de Rais n’est donc pas qu’un grand malade, psychotique, pédophile dangereux et sanguinaire, ayant, estime t’on aujourd’hui, violé, torturé et assassiné près de huit cents jeunes enfants (Barbe bleue, personnage pourtant tiré de Gilles de Rais, n’a qu’a bien se tenir avec ces quelques femmes assassinées), il est aussi le produit paroxysmique de la société dans laquelle il évolue.
Pierre Combescot fait parfaitement ressortir cette analyse et met ainsi en perspective la personnalité de Gilles de Rais et l’époque de la Guerre de cent ans.
Ce livre ne se contente pas d’une simple description du personnage, il va au-delà en dressant une description sur le vif de la société chevaleresque de l’époque.
Le procès de Gilles de Rais est un régal pour ceux qui aiment l’histoire.
Une biographie palpitante qui interpelle le lecteur chanceux qui a croisé ce livre.
Pour ceux qui après cette lecture souhaitent poursuivre dans ce siècle obscur, je vous conseille le remarquable roman « JE, FRANCOIS VILLON » de Jean Teulé, un véritable chef d’œuvre qui lui aussi souligne parfaitement l’inconcevable violence des rapports humains de l’époque. A lire absolument !
Critiqué dans Blogart :
http://blogart.centerblog.net/3215544-JE--FRANCOIS-VILLON
Gilles de Rais :
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Pierre MOLINA
Posté le 01/05/2009 à 12:00 par blogart
EXPOSITION Les primitifs italiens
« De Sienne à Florence »
Paris, musée Jacquemart-André du 11mars au 21 juin 2009
Alors que l’exposition Lippi (critiquée sur Blogart) a lieu après l’exposition Mantegna du Louvre en 2008 (critiquée de même dans ce blog), l’exposition « Les primitifs italiens, de Sienne à Florence » se déroule en ce moment au musée Jacquemart-André. L’Italie est donc à l’honneur.
Cette superbe exposition présente la collection du musée d’Altenbourg et nous permet de découvrir les premiers pas de la transition entre la peinture médiévale et celle de la renaissance (voir notre article traitant de ce sujet : exposition Filippo et Filippino LIPPI – en fin d’article).
La collection de Nélie Jacquemart est exceptionnelle et regroupe déjà des œuvres signées des grands maitres de la renaissance Italienne (Uccello, Botticelli, Mantegna ou Bellini…). Il semblait donc normal de présenter cette exposition dans ce haut lieu de l’art.
L’époque que nous visitons ici est l’Italie du XIVème siècle. Epoque où la sobriété rime avec raffinement des détails et chatoiement des couleurs, où puissance mystique rime avec expressivité des personnages.
L’exposition se déroule chronologiquement et présente les deux écoles : Sienne et Florence.
Nous commençons fin XIIIème siècle par Guido Da Siena et allons jusqu’à la fin du XVème siècle avec Neri Di Bicci, en passant par le plus connu Fra Angelico
Pour vous situer (si besoin est…)
L’école de Sienne :
Au XIIIème siècle, Sienne subit l’influence Byzantine. Guido Da Siena, considéré comme le fondateur de l’école de Sienne en est le meilleur représentant.
« Adoration des Mages » 1270-1280
Début XIVème, Sienne se met à l’heure Gothique représentée ici par Lippo Memmi
« Vierge à l’enfant »
Le « Christ de pitié » est un chef d’œuvre de la peinture Siennoise de cette période (Trecento) peint par Pietro Lorenzetti
« Christ de pitié » 1340-1345
(Notons ici, pour les amateurs, l’influence de Giotto).
Provenant de France, le développement du « Gothique International » est notamment représenté dans cette exposition par : Giovanni Di Paolo
« Crucifixion »
Peu après, Pietro Di Diovanni D’Ambrogio allie élégance, couleur et esthétisme en peignant « L’entrée du Christ dans Jérusalem » 1435-1440
Lors de votre visite, toujours de Pietro Di Diovanni D’Ambrogio, arrêtez-vous un instant et observez le visage de Saint Augustin, son regard (1435) (photo hélas introuvable sur Internet – Présente dans le catalogue de l’exposition)
L’école de Florence :
Commençons par l’un des plus anciens représentants qui s’inscrit dans la mouvance de Giotto : Bernardo Daddi :
« Crucifixion » 1345-1348
De même qu’à Sienne, Florence connait aussi sa période « Gothique International » représenté notamment par Lorenzo Monaco :
« La fuite en Egypte » 1405-1410
Mais Florence c’est surtout Fra Angelico et la poésie de sa peinture, sa perception de l’espace sa poésie des couleurs…
« La preuve par le feu » 1429
L’exposition se termine par une œuvre de Filippo Lippi qui marque la fin des primitifs et le début de la renaissance italienne
« Saint Jérôme pénitent et un jeune frère Carme » 1435-1436.
Quelle superbe exposition hélas trop courte (seulement quelques œuvres sont présentées) mais quelles œuvres !
Un audio guide gratuit est téléchargeable sur le site de l’exposition. Nous vous le recommandons, il vous guidera utilement dans l’explication des œuvres présentées
Accès direct pour le téléchargement de l’audioguide :
http://www.culturespaces-minisite.com/primitifsitaliens/
Alors évidemment, pour ceux qui n’ont pas encore vu l’exposition Lippi et qui souhaitent visiter de même « les primitifs italiens », peut-être vaut-il mieux commencer par cette dernière (chronologie oblige, quoi que… !).
Excellente visite !
Voir aussi sur ce blog :
EXPOSITION Filippo et Filippino LIPPI
« La renaissance à Prato »
Paris, musée du Luxembourg de 25 mars au 2 août 2009
http://blogart.centerblog.net/6555667-EXPOSITION-Filippo-et-Filippino-LIPPI-
EXPOSITION Andrea MANTEGNA
Paris, Musée du Louvre, du 5 sept 2008 au 5 janvier 2009
http://blogart.centerblog.net/6555660-EXPOSITION-Andrea-MANTEGNA
Site du musée Jacquemart André :
http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/jacquemart/
Présentation vidéo musée Jacquemart André :
http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/jacquemart/775-videos/16-bande_annonce_visioscene_musee_jacquemart_andre/
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Pierre MOLINA
Posté le 01/04/2009 à 12:00 par blogart
EXPOSITION Filippo et Filippino LIPPI
« La renaissance à Prato »
Paris, musée du Luxembourg de 25 mars au 2 août 2009
L’exposition Lippi a lieu après l’exposition Mantegna du Louvre en 2008 (critiquée dans ce blog) et en même temps que l’exposition « Les primitifs italiens, de Sienne à Florence » qui se déroule en ce moment au musée Jacquemart-André (exposition que nous critiquerons prochainement sur Blogart).
La vie du peintre Filippo Lippi est, pour un moine des plus originales. En 1456 il est nommé chapelain du couvent de Sainte-Marguerite à Prato (petite ville prêt de Florence berceau de la renaissance) où il rencontre puis séduit Lucrezia Buti une religieuse qu'il met enceinte. En 1457 naît un fils Filippino Lippi qui deviendra le peintre que l’on connait.
La justice florentine compte bien le condamner pour avoir corrompu une nonne, mais Cosme de Médicis, son principal mécène, demandera au pape Pie II, ami de Cosme, de le gracier. Ce qu’il fera. Filippo Lippi épouse Lucrezia quelques semaines plus tard, nous sommes alors en 1458, Lippi a 52 ans.
Filippo Lippi eut plusieurs maîtres dont le principal fût Fra Angelico. Tout comme Mantegna, Lippi rompt progressivement avec le style gothique en apportant dans son art les premières perspectives, la souplesse des drapés influencée par Donatello, l’expressivité des visages et les scènes en mouvement.
Donatello - La vierge à l'enfant :
Admirez la souplesse des drapés, l’expression des visages ainsi que le travail des perspectives très en avance sur son temps.
Filippo Lippi : La Vierge à la ceinture 1456-1465 :
Cette rupture avec le gothique est visible dans son œuvre « La Vierge à la ceinture ».
Remarquez le style encore médiéval du dossier sur lequel la vierge est adossée « s’opposant » à la souplesse des drapés et comparez ces derniers à « La Vierge à l’enfant » de Donatello.
Notez enfin l’expression des visages extrêmement novatrice pour l’époque. Chaque visage exprime une attitude particulière. Le visage de Lucrezia se retrouve dans, parait-il, celui de Sainte Marguerite à gauche. L’enfant en bas à droite serait son fils Filippino.
La pratique de la représentation de personnages connus dans les tableaux religieux, marque une avancée sensible dans l’art pictural.
Il faudra attendre encore un siècle pour voir Le Caravage représenter des scènes religieuses mettant en scène des personnages civils et non plus des saints.
Autre rupture remarquable très bien illustrée dans cette exposition : l’apparition de la perspective et le travail des représentations sur plusieurs plans. Ici aussi, Lippi est influencé par Donatello (remarquez dans « La vierge à l'enfant » de Donatello l’exécution des bas reliefs sur plusieurs plans ainsi que la perspective engendrée par la présence des deux colonnes).
Prenons de même pour exemple « La vierge à l’enfant emmailloté » de Filippo Lippi :
Vierge à l’enfant emmailloté :
Remarquez la perspective provoquée par la niche architecturale qui souligne la profondeur de la toile. Cette exécution est pour l’époque très novatrice.
Notons enfin l’expression du visage de la Vierge qui n’est pas sans rappeler les futurs visages de Botticelli formé dans l’atelier de Lippi avec son fils Filippino.
Comparez le tableau de Botticelli ci-dessous avec l’expression de la Vierge à l’enfant emmailloté de Filippo Lippi :
Sandro Botticelli - Venus et les trois grâces - Détail :
Le fils de Filippo, Filippino, ami intime de Botticelli, ira plus loin encore que son père dans l’expression des personnages. Avec Filippino on entre de plein pied dans la renaissance annonciatrice des génies tels que Léonard de Vinci.
Filippino Lippi - La mise au tombeau :
Remarquez ici l’expression de tristesse des visages qui s’oppose aux visages peu expressifs des saints de l’âge gothique.
Pour le plaisir :
Filippo Lippi- Fra Diamante : La nativité avec saint Georges et saint Vincent Ferrer
La présentation au temple - Filippo Lippi
Filippo Lippi - Annonciation avec saint Julien hospitalier :
Filippo Lippi (auto portrait) :
Filippino Lippi (Portrait supposé de) :
Notons enfin qu’un audio guide assez bien fait est proposé à l’entrée de l’exposition. Celui-ci vous sera utile pour comprendre les subtilités des œuvres présentées.
Nous pouvons regretter que cette exposition ne présente que relativement peu d’œuvres de Filippo Lippi et encore moins de Filippino. Il est vrai qu’une grande quantité de ces œuvres sont des fresques et ne sont donc visibles que sur place.
Alors pourquoi pas un petit voyage à Prato !
Une bien belle exposition.
Bonne visite !
Lecture :
Nous vous recommandons la trilogie de Sophie Chauveau sur les vies de Lippi, Botticelli et Vinci critiquée dans notre blog :
http://blogart.centerblog.net/3622344-L-OBSESSION-VINCI-
Au sujet du Caravage dont nous avons parlé:
Biographie sur Blogart :
http://blogart.centerblog.net/4874728-LE-CARAVAGE
Dominique Fernandez « La course à l’abîme » qui retrace la vie et l’œuvre du peintre.
A lire aussi :
« La vie ardente de Michel-Ange » – Irving STONE – Plon, 1960.
« Au temps où la Joconde parlait » - Jean DIWO – J’ai lu 3443, 1992.
Sur Blogart : Ross King - Michel-Ange et la chapelle du pape:
http://blogart.centerblog.net/3462856-MICHEL-ANGE-ET-LA-CHAPELLE-DU-PAPE
En images :
Expo/Paris : Filippo Lippi, La Renaissance à Prato :
Vierge de la Ceinture :
Annonciation avec Saint Julien :
Exposition Lippi : à Florence :
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Pierre MOLINA
Posté le 22/03/2009 à 12:00 par blogart
Stefan Zweig – Le voyage dans le passé
Grasset – 2008 – 102 Pages
Rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans une critique d’une nouvelle de Zweig, ou alors dernièrement ayant lu Hamlet et Du côté de chez Swann je pourrais aussi me lancer. Ça serait affreusement prétentieux et totalement inutile mais l’exercice pourrait être amusant si j’avais du temps à perdre.
Alors seulement, pour ceux qui aiment les chefs d’œuvre, (pour ceux qui n’aiment que les navets, à ne pas lire !), la pureté invraisemblable d’un style pourtant traduit de l’allemand (la collection est bilingue pour les chanceux qui peuvent aborder le texte dans la version originale), l’admirable richesse des descriptions psychologiques des personnages et l’intelligence d’une histoire pourtant toute simple, courrez chez votre libraire, impossible d’être déçu.
Très très bonne lecture !!
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Pierre MOLINA